Kawasaki est fier de présenter un nouveau modèle sportif dans ce segment ultra compétitif. Dotée d’un nouveau style Ninja, la nouvelle Ninja 400 offre de meilleures performances que sa prédécesseur, la Ninja 300, grâce à un moteur bien plus puissant et un châssis nettement plus léger. Non seulement la Ninja 400 possède un superbe design à la finition hautement qualitative, mais elle a aussi un moteur puissant et intuitif, une position de conduite sportive et détendue, pour en faire une moto à la fois maniable et fun.
Ana Carrasco : La Guerrière Rose et Championne du Monde
Surnommée la "guerrière rose", Ana Carrasco est la seule femme à ce jour à s'être imposée en championnat du monde de vitesse moto (solo). Le 30 septembre 2018, Ana Carrasco est entrée dans l'histoire en devenant la première femme champion(ne) du monde de moto (hors side-car). Un petit point. Un point énorme. C'est tout ce qui séparait Ana Carrasco de Mika Pérez après la finale du World Supersport 300 cette année, disputée "chez nous" à Magny-Cours.
La tension est depuis retombée. En revanche, le sourire qu'elle affichait déjà souvent avant son sacre n'est pas prêt de s'effacer. On la comprend : cette jeune espagnole (22 ans le 10 mars prochain) est à ce jour la seule femme à avoir décroché une couronne mondiale en vitesse moto... Invitée "de marque" par Kawasaki à la présentation presse européenne des Z125 et Ninja 125, la "reine" Ana nous a accompagnés sur circuit pour effectuer quelques tours au guidon de la nouvelle petite sportive verte. Elle a également bien voulu répondre aux questions des journalistes, dont MNC...
Teaser sur Ana Carrasco Championne du monde moto en Supersport 300
Le Parcours d'une Championne
Remporter un championnat du monde de vitesse moto est une tâche très ardue. Mais est-ce plus dur encore pour une fille ? Pfff... C'est difficile de se prononcer, car chaque pilote trace sa propre carrière. Nous traversons tous divers moments et beaucoup sont difficiles. Il est parfois bon d'être une femme, cela peut être positif. Mais il y a bien sûr de mauvais côtés aussi. Je pense qu'au final, le fait d'être une femme ou pas n'est pas si important dans ce sport. Il faut avant tout avoir les moyens de gagner, comme moi : j'ai une bonne équipe, une bonne moto et Kawasaki me soutient. J'ai la chance d'avoir pu réunir tous les ingrédients me permettant de me battre pour le championnat et j'ai simplement essayé de faire de mon mieux pour atteindre cet objectif.
Mais dans ce cas, pourquoi n'y a-t-il pas plus de femmes en compétition moto ? Quelle difficulté en particulier faut-il surmonter ? Je pense que le plus dur est de trouver des personnes qui croient en toi. Quand tu es une femme, oui. Certaines personnes ont du mal à croire en ce qu'ils n'ont jamais vu. Personnellement, je n'ai jamais douté de mes capacités. Mais ça a été compliqué de les exploiter. Le déclic a eu lieu à Portimao l'an dernier, après ma première victoire (encore une première pour une femme en vitesse moto mondiale, NDLR). Pas mal de gens ont compris que je pouvais me battre pour la victoire et le titre. Après, j'ai commencé à recevoir davantage de soutien de la part de beaucoup de gens.
#RideLikeAGirl : Un Slogan Inspirant
Sur les réseaux sociaux, tu as un slogan : #RideLikeAGirl. Que fais-tu différemment des garçons qui t'a permis de devenir championne du monde ? Ah... En fait, ce hashtag est un tacle à ceux qui se moquent des filles, ceux qui considèrent que les filles ne savent pas conduire ou piloter. Nous souhaitions inverser la signification de cette phrase, prouver que rouler comme une fille était désormais une bonne chose. Au-delà de ça, je considère que mon style de pilotage est tout à fait normal. Le fait d'être une femme n'est pas déterminant. J'ai des atouts : je suis très constante en course par exemple, j'arrive à faire les mêmes chronos du début à la fin. Mais j'ai évidemment d'autres choses à améliorer... je ne suis pas le pilote parfait !
Objectifs Futurs
Je veux monter jusqu'en Superbike. Je sais que je suis encore jeune, cela pourra me prendre quelques années pour y arriver. Mais c'est mon objectif et je pense qu'il est possible de l'atteindre. Il faudra d'abord passer en Supersport "tout court".
La puissance de la moto modifie l'approche. Sur une 400 il faut être fluide, rentrer vite dans les courbes et surtout ne pas casser sa vitesse.
Études et Avenir
Tu profites de l'hiver pour aller à l'université aussi. Qu'est-ce que tu étudies ? Le droit, je suis en deuxième année. L'université m'aide un peu en adaptant mon planning. L'hiver, je me concentre un peu plus sur les études.
Je pense moi-même que c'est bon pour mon avenir. Je ne sais pas quand j'aurais mes diplômes, car le plus important pour moi aujourd'hui, c'est la compétition moto. Mais lorsque ma carrière sera terminée, j'aurais toujours ça.
Parce que j'aime bien le droit sportif. Et parce qu'en me projetant dans le futur, je pense que ce sera bon de connaître tout ça. Si mon plan se déroule parfaitement, j'aimerais ensuite permettre à d'autres pilotes de monter en championnat du monde.
Steffie Naud : Une Autre Française en WSSP 300
La française Steffie Naud débutait le championnat du monde Supersport 300 à Aragon, mais un problème de mise au point sur sa Ninja 400 du team Flembbo l'a conduite à attaquer plus que de raison... Grièvement blessée lors d'une chute en Promosport 1000 à Nogaro en 2011, la française Steffie Naud débute ce week-end sur le circuit d'Aragon (Espagne) sa première saison en championnat du monde Supersport 300...