Nathalie Baillon : Palmarès et Aventures dans le Cyclisme

Nathalie Baillon est une figure emblématique du cyclisme, reconnue pour ses performances exceptionnelles dans les épreuves de longue distance et son esprit d'aventure. Son parcours inspirant et son palmarès impressionnant témoignent de sa passion et de sa détermination dans le monde du cyclisme.

Le Cyclisme Féminin : Un Axe de Développement Majeur

Moins médiatisé que le cyclisme masculin, le cyclisme féminin est aujourd’hui un axe majeur et stratégique de développement pour la Fédération Française de Cyclisme (FFC) qui a toujours milité pour la parité dans le sport cycliste. Dans ce but, la FFC s’est lancée dans un ambitieux plan fédéral de féminisation.

Le Gravel : Un Air de Liberté

Importé des régions aux routes peu goudronnées (USA, Amérique du Sud, Afrique du Sud), le Gravel prend de l'ampleur en France. Les fabricants prennent et développent de plus en plus ces machines adaptées au "tout chemin". Mais quelle est cette nouvelle discipline ? Pour qui est-elle adaptée ? Est-ce un effet de mode ? VéloFuté vous explique. Le Gravel n'est plus un mot inconnu dans le monde du cyclisme. Il a pris sa place dans notre quotidien. L'effet de mode est important, les magazines s'arrachent les dernières photos des Gravels nouvelles générations.

A cheval (même à chevaux) entre le VTT, le vélo de route, le cyclocross et le VTC, le Gravel semble répondre à une demande importante du public : un vélo tout en un. Pour vous éclairer sur le sujet, nous avons rencontré quelques adeptes de la discipline.

Au damn les KOM Strava sur route ou VTT, le Gravel est avant tout une expérience cycliste associée à la "sérénité et l'évasion". La championne d'ultra-cyclo Nathalie Baillon nous parle de son plaisir "d'échapper à la circulation et profiter pleinement de la montagne". Car oui, l'avantage du gravel, c'est de se laisser aller dans les sentiers ou les routes caillassées quand l'envie nous prend.

"Le Gravel permet avant tout d'avoir la liberté de choisir entre routes et chemins" nous précise Romain, un de nos fidèles lecteurs. "Le Gravel permet de découvrir des nouveaux trajets. C'est un peu comme une aventure de se retrouver au milieu de nulle part. Ce qui est dommage avec le route c’est de ne pas pouvoir se rendre partout lorsque l'envie nous prend", nous précise Nathalie. On comprend bien à travers ces témoignages que les possibilités sont larges et c'est cet aspect qui rend le Gravel intéressant, loin des brouhaha.

Un Parfait Compromis

Les plus récalcitrants se diront que le VTT répond à cette problématique. En réalité pas vraiment, "les tracés trop techniques ou avec trop d'obstacles peuvent empêcher la prise de plaisir en VTT lors d'une sortie. Il faut être à l'aise sur son vélo", nous dit la championne d'ultra. Le Gravel est donc idéal pour profiter de chemins en terre plus roulants tout en "gardant une belle sensation de glisse et de vitesse". A l'inverse du VTT qui "limite le plaisir sur le bitume" rajoute Nathalie. Pour Romain, "le principal avantage est la position qui est identique à mon vélo de route. Sur un VTT je ne me sens pas à l'aise". Lui préfère aussi les "chemins roulants et les sensations de vitesse sans crainte".

"L'avantage d'un Gravel c'est de n'avoir qu'un seul vélo", plaisante Nathalie qui engrange les kilomètres sur son Canyon Grail. C'est donc un compromis idéal pour prendre du plaisir aussi bien sur de la route qu'au cœur de la nature à travers les sentiers.

Les Gravels sont de plus en plus utilisés par les spécialistes des longs trajets, notamment pour le bikepacking. C'est LE vélo "voyage itinérant exploreur" comme le décrit si bien notre championne. En effet, les cadres sont souvent plus robustes (les vélos pèsent plus lourd en règle générale, entre 10 et 13kg selon les marques et selon le matériau utilisé, carbone, aluminium voir même acier) et possèdent des points de fixations pour accrocher des portes bagages avant et arrière afin de pouvoir partir en voyage. Le freinage à disque permet d'utiliser des pneus plus épais, allant jusqu'à 48mm (!!!) de largeur. L'avantage de cette largeur de pneus est de bénéficier d'un vélo plus confortable car les vibrations sont absorbées. Les braquets sont adaptés et possèdent une amplitude large afin de passer toutes les bosses que ce soit sur route ou sur chemin. Nous ne sommes plus sur des vélos aérodynamiques mais sur des styles plus endurants. Il n'en reste pas moins que ces montures restent très esthétiques.

Pour Titouan, notre cofondateur qui pratique également le Gravel sur son Trek, "c'est un vélo polyvalent idéal pour démarrer la pratique du cyclisme car il est très confortable". En effet, la crainte pour la plupart de ceux qui se lancent sur le vélo de route, c'est la fameuse "douleurs aux fesses" ! Le Gravel vous en protégera.

Pour ce faire, Nathalie se sert des sites alpesgravel.com, bikepacking.com et Komoot.fr . Elle roule sur les pistes des Pompiers DFCI qu'empruntent les guerriers du feu dans les massifs : ce sont des chemins roulants et agréables (hors incendie bien entendu !) Il est également possible de faire certains cols comme le Ventoux ou aller au Plateau d'Emparis, ses parcours conseillés. Lors de notre article sur la ville de Nice, Denis Zanon, directeur de l'office de tourisme de Nice nous parlait également du parcours Auron-Nice.

Vous l'avez compris, vous pouvez en faire partout et par tous les temps (même sous la neige!). La discipline trouvera ses limites dans des zones très escarpées et techniques, nécessitants des suspensions, bien que les marques développent désormais des gammes de Gravel spécifiques pour répondre à ces problématiques. Dans tous les cas si jamais le sentier ne permet plus la pratique du Gravel, "il ne reste plus qu'à porter le vélo" rigole Nathalie.

Le Gravel est donc un parfait compromis des disciplines cyclistes. A l'aise sur plusieurs terrains, il permet de profiter pleinement de l'ensemble des routes qui s'offrent à vous avec une sensation de liberté, de confort et de vitesse. A l'heure où le marché mondial du vélo explose, le Gravel ne semble pas être qu'un effet de mode. Il répond bien à une réalité du marché à laquelle le VTT ou le vélo de route ne peuvent répondre que de façon séparée.

Bikingman Euskadi

À titre de comparaison l’an dernier Nathalie Baillon, qui fait partie de l’élite féminin de la discipline, se classe 7ème et 1ère femme sur le Bikingman Euskadi, en plus de 80h, soit 22h de plus que Laurianne Plaçais en 2022 sur le même parcours disputé en sens inverse. Ce Bikingman Euskadi était celui avec le plus de niveau de l’histoire du Bikingman, tous les vainqueurs de l’année étaient là sauf celui de Corse.

La Route de l'Audace : Le Film sur Nathalie Baillon

PhotoNomades Production accompagne des personnes atypiques pour révéler leur histoire tout au long de cette trace. Pour Nathalie Baillon, la trace va être cet incroyable défi : traverser l'Europe à vélo de Tarifa (Espagne) au Cap Nord (Norvège) le plus rapidement possible en tentant d'inscrire un premier temps féminin, mais également de battre le record du monde actuel de 16 jours, 20 heures et 59 minutes détenu par l'anglais Ian Walker.

Nathalie est une femme spécialiste du bikepacking, reconnue et récompensée à de nombreuses reprises sur des épreuves de cyclisme longue distance. De 2014 à 2021, elle occupait un poste confortable d'ingénieure en développement d'applications mobiles. Suite à un premier voyage à vélo en Nouvelle-Zélande, elle décide avec audace de se consacrer exclusivement à sa passion pour le cyclisme. Son défi de traversée d'Europe va d'une part la pousser dans ses limites physiques et mentales, mais va aussi faire ressurgir sa personnalité, de sa grande timidité à son incroyable âme de battante.

Le film sur Nathalie Baillon sera le premier de la série documentaire Une Trace, Une Histoire. La première étape du tournage documentera cette folle odyssée de Tarifa au Cap Nord, en mettant en avant les moments clés de sa progression dans le record, les difficultés, les imprévus, les rencontres et les magnifiques paysages traversés de l'Andalousie jusqu'à la Laponie. La seconde étape, au retour du périple, sera le moment de la réalisation des séquences d'interview de Nathalie. Dans une ambiance intimiste en studio, elle racontera l'histoire et le déroulé de son aventure à travers un monologue captivant et saissisant d'humanité...

Si le crowfunding est un succès, le tournage s'étendra de la mi-mai à début juin 2023. Une fois le budget total bouclé, le montage pourra lui se faire pendant l'été 2023.

Grégory et Julien se donnent pour objectif d'emmener le spectateur dans des films documentaires mêlant l'aventure, la réflexion personnelle et la mise en avant de personnes atypiques. En cohérence avec leurs valeurs, les réalisateurs feront le focus sur ces personnes qui font le choix d'une vie libre. Les différents films s'intéresseront à des femmes et des hommes qui osent partir à l'aventure, à des sportifs qui se lancent des défis, à des artistes itinérants ou encore ceux dont le métier fait d'eux de véritables nomades des temps modernes... Tous ont cette flamme qui les anime, celle d'écouter leur coeur avant la raison !

Si le premier palier des 3500 € (19%) est atteint, le tournage sera défrayé et nous pourrons ainsi partir sur la trace de Nathalie dans sa tentative de record du monde ! Notre société PhotoNomades Production a déjà fait un apport de 6 000 €, soit 33% du budget total. Si parmi vous, il y a des professionnels qui croient en ce beau projet et souhaitent nous aider à trouver les 48% manquants, n'hésitez pas à nous contacter pour mettre en place un partenariat.

Découvrez ci-dessous un aperçu du palmarès impressionnant de Nathalie Baillon :

ÉpreuveAnnéeRésultat
24h du Mans vélo20221ère femme et record de distance féminin (837 km), 4ème au général
Ultr'arverne20221ère femme et 2ème au général (780 km et 15000 m D+)
Desertus Bikus20221ère femme et 6ème au général (1250 km et 12500 m D+)
Trans Balkan Race20222ème femme, 15ème au général (1300 km et 27000 m D+ en off-road)
B-Hard Ultra Race20211ère femme, 2ème au général (1200 km et 15000 m D+)
Bikingman Euskadi20211ère femme, 7ème au général (1000 km et 23000 m D+)
Bikingman Corsica20201ère femme, 4ème au général (850 km et 15000 m D+)
Race Across France 260020191ère femme sans assistance (2600 km et 36000 m D+)

VÉLO de Nathalie BAILLON championne du BikingMan EUSKADI 2021

Nathalie Baillon et la Traversée de l'Europe à Vélo

Nathalie Baillon, cycliste bien connue désormais dans le monde de l’Ultra, ne manque pas d’audace. Elle vient de le prouver en s’attaquant au record de la traversée de l’Europe à vélo sur 6.400 km entre Tarifa (Espagne) et le Cap Nord (Norvège). Elle a inscrit le premier temps record féminin sur cette distance, mais les circonstances météo et un passage difficile en Russie ne lui ont pas permis de battre le record du monde actuel de 16 jours, 20 heures et 59 minutes détenu par l’anglais Ian Walker.

Nathalie Baillon est une femme spécialiste du bikepacking, reconnue et récompensée à de nombreuses reprises sur des épreuves de cyclisme longue distance. De 2014 à 2021, elle occupait un poste confortable d’ingénieure en développement d’applications mobiles. Suite à un premier voyage à vélo en Nouvelle-Zélande, elle décide de se consacrer exclusivement à sa passion pour le cyclisme. Son défi, qui consiste à traverser l’Europe, l’a poussée dans ses limites physiques et mentales. “Je savais que ce serait très difficile de battre ce record. Je l’ai tenté pour me donner un objectif et me pousser. Si je le battais, c’était bien, mais déjà terminer, ça me convenait…” déclarait la jeune femme.

Au passage Nathalie réalise quand même le record féminin sur cet axe sud - nord et elle boucle ce trajet en bikepacking sur une distance qu’elle n’avait jamais réalisé jusqu’à présent. Quelques jours après son arrivée au Cap Nord, nous avons souhaité recueillir ses impressions sur cette tentative de record de la traversée de l’Europe sud - nord. Elle était partie jeudi 18 mai de Tarifa, au sud de l’Espagne, pour rejoindre le cap Nord, en Norvège le 5 juin. Un périple de 6 400 kilomètres à travers 10 pays dont un passage délicat en Russie dans la conjoncture internationale actuelle.

Voilà le résumé que nous a adressé l’équipe de tournage qui l’a suivie. Les obstacles ont été nombreux et malgré ces aléas qui éloignaient la perspective d’établir un nouveau record, Nathalie a tenu jusqu’au bout et n’a pas abandonné.

Jour 1 : Départ de Tarifa à 7 h 25. Première journée très montagneuse avec du soleil, mais aussi des orages. Bonnes sensations malgré une petite chute et une crevaison. « J’ai roulé jusqu’à 3 h du matin avec 390 km au compteur ».

Jour 2 : « Au début c’était très vallonné, je ne m’attendais pas à autant. Ensuite beaucoup de longues lignes droites avec du vent de face, j’ai pris le mauvais chemin plusieurs fois. Je pense que j’arriverai en Espagne demain ».

Jour 3 : « Je suis en forme malgré quelques petites douleurs. « Plusieurs personnes sont venues à ma rencontre et cela m’a remonté le moral, je sais que si je dors 7 heures, je ne finirai jamais dans les temps. Maintenant je dors 3 heures, je me sens en forme, je me sens fatiguée tôt le matin, je fais une sieste et ça va ».

Jour 5 : Journée courte en raison des orages de l’après-midi. Le temps et l’humeur étaient bons, malgré les jambes lourdes et la vitesse lente. Repos au Vélo Gite de Valence l’après-midi.

Jour 6 : Après un départ sous la tempête, le soleil est revenu. « Beaucoup de personnes sont venues m’encourager en France et en Suisse, cela m’a donné un grand coup de pouce. 430 km parcourus aujourd’hui malgré un fort vent de face ».

Jour 7 : Nathalie est en pleine campagne allemande. Davantage fatiguée aujourd’hui. Dure journée, la fatigue commence à se faire sentir, les genoux font mal et la solitude pèse un peu après une journée d’encouragements sur les routes.

Jour 8 : Nathalie vient de passer le cap des 2700 km, la plus longue qu’elle ait jamais réalisée ! « C’est dur, journée plus compliquée avec des hauts et des bas ». Le record sera très difficile à battre mais elle n’abandonne pas.

Jour 9 : « J’ai dormi 4 heures dans un abribus. Les routes sont superbes ici, mais beaucoup sont en travaux, j’ai donc dû faire plusieurs détours. J’ai traversé la frontière polonaise : les routes sont cahoteuses et un peu dangereuses parfois. Le parcours est finalement plat, mais j’ai toujours un fort vent de face depuis des jours presque depuis le départ. j’ai atteint une vitesse moyenne impressionnante de 23 km/h, ça ne m’était plus arrivé depuis longtemps. C’est un bon coup de pouce pour son humeur, mais elle doit lutter contre la fatigue maintenant. « J’en ai marre, j’aurais pu faire des kilomètres à vélo et je suis coincée ici sur cette route ne menant nulle part, j’ai été prévenue. Je m’y attendais, et quand un camion me dépasse, ce n’est jamais plaisant ». Si elle se sent bien pendant la journée, elle s’endort dès que le soleil se couche.

Jour 12 : « Les routes sont horribles en Lituanie avec beaucoup de camions, la plupart passent très près de moi c’est vraiment dangereux. Ian m’avait prévenu, mais j’ai mal compris. Je pensais que c’était seulement près de la frontière polonaise. C’était encore bien là-bas, mais maintenant c’est horrible sur des centaines de kilomètres. Je pense que ce sera comme ça pour tout le trajet en Lituanie ».

Jour 13 : Que penses-tu du passage de la frontière russe ? « J’espère juste qu’il ne faudra pas trop de temps pour traverser la frontière. J’ai mon visa, mais je ne sais pas comment ça va se passer en Russie. Je n’aurai plus d’accès à Internet, ce sera un peu plus difficile car les cartes de crédit françaises ne fonctionnent plus là-bas donc ce sera l’inconnu. Je dois prévoir la nourriture et tout ce dont j’ai besoin à l’avance ».

Jour 14 : « Il était plus facile d’entrer en Russie que d’en sortir. Hier, je suis donc arrivé en Russie vers 8 heures du matin. Cela s’est passé assez rapidement. On m’avait dit que cela pouvait prendre beaucoup de temps, surtout pour les voitures. On a rapidement examiné mes affaires. On m’a posé quelques questions. Ensuite, j’ai eu le vent en poupe et j’ai roulé rapidement jusqu’à Saint-Pétersbourg. J’ai bien progressé ».

Mais Saint-Pétersbourg, c’est l’enfer ! Il est très difficile de s’y déplacer à vélo. Il y a de grandes routes sans bas-côtés et les Russes conduisent vite. « Cela m’a demandé beaucoup de concentration. J’avais prévu de dormir en Finlande un peu après la frontière. Mais le passage de la frontière a pris plus de temps que prévu. Les Russes m’ont beaucoup interrogé pour savoir si j’étais un espion. Ensuite, à la frontière finlandaise, ils m’ont simplement demandé comment les choses s’étaient passées en Russie et quelles questions ils m’avaient posées. Je suis finalement arrivé en Finlande à 4 heures du matin ».

Jour 15 : « Il ne reste que 2 pays à traverser sur 12. Les températures étaient glaciales et il a plu presque toute la journée. Il reste moins de 1000 km à parcourir pour atteindre le Cap Nord !

Jour 17 : « Les derniers kilomètres semblent interminables de lassitude. Heureusement, les paysages sont magnifiques et le fait d’apercevoir des rennes sur la route a rendu ma journée passionnante ».

Jour 18 - 4 juin : La ligne d’arrivée se mérite. Nathalie a une nouvelle fois lutté contre les éléments. Mais elle y est arrivée en 18 jours, 15 heures et 27 minutes.

En dehors de la petite fenêtre de cadrage de leur caméra, ils ont vécu en direct tous les moments de ce périple : aléas mécaniques, chute, pluie, camions, erreurs de parcours, … et les moments de joies aussi quand le vent soufflait dans le bon sens. « Elle nous a étonné par son côté aventurière et sa capacité à gérer les moment difficiles. Elle sait rouler dans des conditions rudes, au milieu du trafic des camions dans certains pays, passer les frontières et faire face à des situations délicates devant lesquelles beaucoup auraient renoncé. Elle place très haut le curseur de la gestion des risques, qu’elle affronte avec optimisme. Son apparente timidité et sa réserve, ne laissent pas soupçonner la force dont elle est capable. Elle est même trop humble par rapport à son niveau », m’ont dit Grégory et Julien.

Cette traversée de l'Europe, Nathalie Baillon l'a en tête depuis 2019 et ses débuts dans l'ultracyclisme (spécialité du cyclisme proposant des épreuves de très longues distances). Une passion pour les longues sorties à vélo qu'elle a découverte en 2018 lors d'un voyage en Nouvelle-Zélande : "j'aime bien me challenger, et puis il y a le gout de l'aventure, de la découverte" explique la jeune femme, installée à Montbonnot.

Entre Tarifa et le Cap Nord, elle est libre de prendre la route qu'elle veut. Pour faire court -si l'on peut dire-, ce sont pas moins de 6.400 km à vélo qui l'attendent. Une aventure qu'elle mènera seule, ou presque. "Je part avec une équipe média qui me suit pour faire un documentaire, mais sinon je suis sans assistance, c'est-à-dire que je dois me débrouiller seule si j'ai un problème mécanique, pareil pour manger, pour trouver où dormir. Personne ne s'occupe de ça pour moi". Pour battre le record, Nathalie Baillon, qui s'est élancée le jeudi 18 mai, doit mettre moins de 16 jours et 20 heures pour atteindre le Cap Nord.

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