Daniel Rebillard et les Héros du Cyclisme Français : Palmarès et Épopées

Le cyclisme français est riche en figures emblématiques et en moments mémorables. Cet article explore le palmarès de Daniel Rebillard, ainsi que d'autres coureurs marquants et des compétitions qui ont façonné l'histoire de ce sport.

Fanch Favé : Un Breton sur Deux Roues

On a parlé lors du circuit de l’Ouest de ce coureur très populaire dans sa province. Son histoire mérite de s’y attarder un peu. Fanch (François) est né en 1905 dans le Finistère et sera entouré de 13 sœurs et un frère aîné qui sera tué par un coup de sabot de cheval. Seul garçon survivant, il est appelé à prendre la suite de la ferme familiale. Il emprunte souvent le vélo de sa mère, vélo de femme sans cale pieds, et s’en sert un jour pour participer à une course de pardon. Il en gagnera d’autres et sera remarqué par le patron des cycles Atlantide basés à Dinan.

Il est embauché comme mécanicien et son salaire sert à payer le valet de ferme qui le remplace à la maison. Il va participer au Tour de France 1928 où il abandonnera dans les Pyrénées. Il en sera d’ailleurs de même en 1931. Il ne sortira quasiment jamais de sa Bretagne, ferme oblige, mais sera tout de même champion de France ‘’aspirants’’ à Montlhéry devant Nicot le vainqueur du 1er circuit de l’Ouest que Favé finit 3ème remportant une étape (photo). Il en gagnera une autre en 34 après avoir fini 2ème du CG en 32.

Très bon sprinteur, il gagnera de nombreuses courses, il est d’ailleurs le 1er vainqueur de Plouay. Excellent sur piste il écumera les vélodromes bretons, se frottant aux plus grands, Scherens, Michard, Gérardin et remportant de nombreuses américaines associé à Paul Le Drogo (casqué, Favé en béret), aux dépens de coureurs comma Speicher, Magne ou Leducq. Sa carrière s’arrêtera en 39 et après guerre il devient le DS de l’écurie Roold, un fabricant breton où il fera débuter Joseph Thomin futur vainqueur d’étape du Tour. Favé s’éteindra à 45 ans, victime d’un cancer.

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Paris-Luxembourg : Une Course Européenne Emblématique

Cette course qui s’est déroulée de 1963 à 1970 aurait du être suivie dans la série il y a 60 ans, mais l’arrêt de celle-ci m’amène à lui consacrer un sujet ici. Cette année nous verrons les éditions 63à 66. En 1963, le Grand Duché fêtait ses 1000 ans et voulait organiser un évènement d’ampleur européenne et très populaire. Pour ce faire, le concours de RTL qui s’appelait encore Radio Luxembourg, était nécessaire. Le chef du service des sports, Jean Bobet, suggéra une course cycliste joignant Paris à Luxembourg, ce qui fût accepté par la Direction, le Patron Mr Felten étant un fan de cyclisme et un proche de Nicolas Frantz.

Paris-Luxembourg, 3 et 4 Août 1963

10 équipes de 8 sont retenues et le plateau est relevé :

  • St Raphaël : Anquetil, Altig.
  • Margnat : Bahamontes, Darrigade.
  • Mercier : Poulidor.
  • Pelforth : Anglade.
  • Peugeot : Simpson, Wolfshohl.
  • GBC : Sels, Van Looy.
  • Torpedo : Renz.
  • Cynar : Maurer, Ruegg.
  • Flandria : Bocklant, A.Desmet.
  • Bertin : Hoban.

Une participation très internationale.

1ère étape : Sarcelles-Reims, 240kms

Au milieu des immeubles de Sarcelles, Altig semble pressé d’en découdre. Il fera partie de la 1ère attaque, ici en tête devant Delberghe, Valdois, Hoban, A.Desmet et Groussard. A mi-parcours, il y a 10 minutes d’écart sur un groupe de 9 dont Crinnion, qui avait été longtemps seul en chasse-patate, Simpson, Cazala et Ruegg. Devant, Valdois a sauté à 65 kms de l’arrivée. Lorsque son retard atteint 12 minutes, le peloton se réveille provoquant une cassure et parmi les piégés, Anquetil, Van Looy et Poulidor. Le 1er réagit très vite et bouche le trou en 5 kms. Ce sera un peu plus long pour les 2 autres.

A peine sont-ils revenus que le normand part seul, bientôt rejoint par Van Looy. Contents d’avoir testé leur condition, les 2 hommes se relèvent tandis que devant Altig a attaqué suivi du seul Armand Desmet. Les 2 compères s’entendent à merveille et ne lâchent que le minimum sur un peloton tout de même vexé. A l’arrivée, Groussard seul autre rescapé de l’échappée se pointe à 6’54, Simpson qui a tenté un coup de panache à 8’38, une seconde avant Van Looy et le 1er peloton. Quant à Altig, il aura aisément disposé de Desmet.

2ème étape : Hauvine-Luxembourg, 237kms

A l’heure du départ, Van Looy et Sorgeloos sont absents alors qu’ils ont pointé la feuille de contrôle ! Ils se seraient égarés en s’échauffant ! Une bonne quinzaine de coureurs s’esbigneront pendant l’étape ! La pluie vient contrarier les éventuelles velléités offensives et il faudra attendre d’être à 90K de l’arrivée pour voir Lefebvre, Elliott et Bocklant se sauver. C’est alors que Poulidor gicle du peloton et part seul. Il va reprendre et laisser sur place Lefebvre en perdition, puis Bocklant et tomber sur le dos d’Elliott.

Derrière, Anglade et Anquetil sont sortis avec Gainche, équipier de Poulidor, sur le porte-bagages ! A l’arrivée, Poulidor devancera un Elliott épuisé, alors qu’Anquetil contrera Gainche qui avait l’outrecuidance de vouloir prendre la 3ème place, 29’’ après le limousin. Pour le peloton il finit à 1’52 et Rudi Altig n’aura pas été inquiété. Desmet est 2ème, Poulidor a chipé la 3ème place à Groussard, et Gainche est 5ème devant Anquetil (mieux classé le 1er joir).

Paris-Luxembourg : 29 et 30 Août 1964

11 équipes de 8, une semaine avant le Mondial de Sallanches.

  • St Raphaël : Altig Anquetil….
  • Cynar : Maurer..
  • Margnat : Bahamontes Darrigade…
  • Mercier : Poulidor…
  • Pelforth :Anglade Janssen…
  • Peugeot : Simpson...
  • Flandria : Bocklant...
  • Solo : Van Looy…
  • Télévizier : De Haan...
  • Groene-Leeuw : Desmet Beheyt…
  • Sélection espagnole : Jimenez.

La crème du cyclisme, normal le départ est à Chantilly !

1ère étape : Chantilly-Charleville, 243kms

Rik Van Looy qui a du abandonner le Tour sur chute survenue dès le 1er jour fait sa rentrée et lance une première offensive avec Beheyt, Janssen Post, Altig, Stablinski etc…. On se regarde un peu trop, et derrière Poulidor qui n’a personne devant doit chasser avec Anquetil dans sa roue. A peine rejoint, Rik remet ça accompagné de Post et Altig. Stablinski sent le coup et sort entraînant Hoevenaers et Sorgeloos, le ‘’gorille’’ de Van Looy. Edgar passe des relais de fou et Altig, puis Post puis Hoevenaers sont décrochés : reste Stablinski pris entre 2 feux.

4 hommes sortent du peloton : Gilbert Desmet 2, Janssen, Poulidor et Anquetil, ce dernier sabotant les relais pour protéger Stab. Ils ne reprennent rien, d’autant qu’un passage à niveau les retarde et que devant Sorgeloos mène toujours un train furieux. Stablinski tentera bien de surprendre le duo des Solo mais sans succès et Van Looy s’impose sans coup férir. Post a sauvé la 4ème place à 39’’ et Janssen règle Anquetil, Poulidor Desmet et Hoevenaers à 42’’ auxquelles il faut ajouter le 20’’ de bonification. Le peloton est 1 minute plus loin.

2ème étape : Charleville-Luxembourg : 245kms

La garde de Rik ne laisse rien partir, sauf Bahamontes qui va rester seul devant mais ne tiendra pas la distance.

Paris-Luxembourg du 27 au 30 août 1965

La course double sa durée, 4 jours au lieu de 2, une semaine avant le mondial de St Sebastien. 10 équipes de 8, soit Solo : Van Looy et un néo pro nommé Merckx. Flandria : Bocklant, Post. Ford : Anquetil et sa bande. Margnat : Altig et les vétérans Bahamontes, Darrigade, Junkermann, Geldermans. Mercier : Poulidor. Pelforth : Janssen. Peugeot : Simpson. Televizier : De Roo. Wiel’s Groene : Godefroot. Espagne : Uriona, Gabica.

1ère étape : Aulnay sous Bois-Arras, 206kms

La course est longtemps verrouillée, trop de sprinters veulent une arrivée massive et même le duo Van Looy-Post n’arrivera pas à se détacher. Poulidor réussira à sortir mais sera stoppé par une crevaison. Il regarde passer le peloton avant d’être dépanné, mais comme personne ne l’a attendu il devra revenir seul. Personne ne l’a attendu mais son équipier Wolfshohl, qui lui a déjà subtilisé la Vuelta, s’est sauvé. Outre les 9 figurant sur la photo on trouve dans l’échappée W.Planckaert, Darrigade, Stevens, Elliott, Schleck, Geldermans, W.Altig, Thiélin, Haast et Novalès.

Karstens disparaîtra sur crevaison et Uriona perdra 27’’ en fin de course. Les 17 se départageront au sprint et Willy Planckaert devance Darrigade et Julien Stevens.

2ème étape : Arras-Jambes, 228kms

Une attaque de Junkermann dès Douai est soutenue par 3 fins renards, Elliott, Stablinski et Wolfshohl. L’écart atteindra 4 minutes. Wolfshohl craque le 1er, une contre attaque avec Godefroot et Aimar va revenir à Marcinelle, mais tous finiront par renoncer sauf Elliott qui se retrouve seul en tête. Les belges, étrangement absents depuis le matin, vont enfin réagir et 2 ‘’Solo’’, Merckx et Van de Kerkhove vont rejoindre l’irlandais accompagnés de Van Clooster, masqué sur la photo. Les 4 s’entendent bien et l’écart dépasse la minute. C’est Bernard Van de Kerkhove, couvert par Merckx qui va faire la décision en partant seul à 10 kms de Jambes. Il prend 44’’ à ses 3 compagnons d’armes et 1’51 au peloton.

3ème étape : Jambes-Charleville, 165kms

Elliott ne semble pas saignant et la course est très vite échevelée, d’autant que de nombreuses primes jalonnent son parcours. Van Looy puis Janssen les mettront à profit pour arrondir leur compte en banque, mais sans suite. La succession des côtes ardennaises inspire de nombreux attaquants, mais quand Uriona sort à Virieux-Wallerand, il est suivi par Van Clooster et Stablinski et ça devient sérieux. Et ça l’est encore plus lorsque Anquetil part seul et rejoint le trio de tête ayant bouché 1’20 en 5 kms ! (photo) Les 2 Ford restent quelque temps avec les 2 autres fuyards avant de les exécuter froidement dans la côte de Monthermé. Il reste 25 kms et les 2 complices vont parfaitement se relayer et maintenir l’écart sur un peloton où la bataille se poursuit.

Merckx, Godefroot et Reybroeck sortent et finiront dans cet ordre à 1’08, quelques coureurs dont Foucher devancent de 15’’ un peloton qui finit à 1’41 avec Elliott qui reste en jaune. Quant aux 2 Ford, ils se livrent un sprint acharné qui sourit à Stablinski, au grand dam d’Anquetil qui aurait bien voulu ce succès !

4ème étape : Charleville-Luxembourg, 210kms

Est-ce que le nom d’Elliott au palmarès à la suite d’Altig et Van Looy ferait tâche? On avait vu au Midi Libre une coalition à laquelle son équipe participait pour empêcher la victoire d’un quasi inconnu nommé Pingeon. On va assister au même scénario, d’autant que l’irlandais a confié à son meilleur ami Stablinski qu’il se sentait très fatigué. Dès le départ, un Ford, Wuillemin allume la mêche. Toute la journée les attaques vont se succéder souvent avec Wuillemin, mais ce dernier étant le mieux placé au CG parmi les attaquants ceux-ci à l’image de Van Looy se montraient peu coopératifs.

Lorsque la dernière de ces tentatives prend fin, Sels attaque violemment et Stablinski réussit à suivre avec Reybroeck et Graczyk que l’on a vu peu avant montrer des qualités de gymnaste. Stablinski ne se pose pas de questions, il fonce et Graczyk saute, cette fois ci au sens figuré. L’écart atteint 12 minutes sur un peloton un peu surpris par le tour pris par les évènements. A l’arrivée, Sels devance Reybroeck et Stab, le peloton est à 7’39. Stablinski inscrit son nom au palmarès devant Reybroeck, Sels et Elliot rélégué à 1’55. L’irlandais n’adressera plus la parole au parrain de son fils et passera chez Mercier les 2 dernières années de sa carrière.

Paris-Luxembourg : 2 au 4 septembre 1966

Plus que 3 étapes et surtout 1 semaine après le championnat du monde qui va voler la vedette à la course. 80 coureurs sont inscrits, sans équipe belge, et seul Zilioli n’est pas présent parmi les 6 premiers du Mondial. Car c’est de ces 6 coureurs que l’on va parler le plus pendant ces 3 jours. En effet, aucun d’entre eux ne s’est présenté au contrôle anti-dopage. Et tous les 6 donneront la même raison, les guides allemands qui devaient les y conduire ne savaient pas où c’était et ils ont tourné en rond plusieurs minutes avant de s’en aller, Anquetil le 1er. Un constat de carence a été dressé et ils devraient être suspendus 2 mois suivant les règles de l’UCI. Toutefois, l’organisateur Jean Bobet n’ayant reçu aucune notification les laisse prendre le départ de la…….1ère étape : Paris-Troyes, 205kms.

13 hommes vont s’échapper qui arriveront 4’42 avant le peloton lui-même précédé par Labrouille et Delisle. Je donne le classement des 13 de cette échappée royale. Dans l’ordre Motta, Dancelli, Den Hartog, Riotte, Gimondi, Haast, De Roo, Anquetil, Harings, Junkermann, Van Middelkoop, Schleck et Novak.

2ème étape : Troyes-Epinal, 240kms

Le télégramme officiel est arrivé, les 6 coupables sont condamnés à un mois de suspension et interdits de départ. Très dignes les 5 punis vont rapidement réagir. Poulidor qui demande à être suspendu 2 mois comme le prévoit le règlement ou pas du tout, s’entend répondre par le délégué fédéral que l’UCI a fait preuve de mansuétude parce que ce n’est pas entièrement leur faute ! Anquetil avait prévu le coup et fait venir un huissier (Maître Hulo, pour la petite histoire) qui constate les faits. Anquetil et Altig décident de porter plainte pour entrave au droit du travail.

La course va se dérouler très tranquillement, Delisle mène une longue échappée solitaire et sera rejoint à 25 K d’Epinal. Gimondi attaque contré par Dancelli, le peloton explose et Karstens prend le large suivi par le seul Aimar, toujours aussi malin. A l’arrivée, Gutty est à 57’’, Janssen, Bugdahl et Bolke à 1’14, le 1er peloton à 1’22, les autres à 6’ et plus.

3ème étape : Epinal-Luxembourg,218kms

Ce sont 2 Pelforth qui vont lancer la course au 12ème kilo, Georges Groussard et Daniel Labrouille (qui trouvera la mort accidentellement 2 mois plus tard). Ils sont rejoints par Bolke, Elliott, Lebaube, Seurin, Vendemiatti et l’un des échappés du 1er jour, Harings. Novak (photo) sort du peloton, imité plus tard par De Rosso. On a l’échappée gagnante. L’écart monte : 4 minutes à Nancy, 7mn 20 bornes plus loin, il y en aura 11’27 à Luxembourg. La situation est simple : Harings a 23 places d’avance sur Novak aux points. Il a course gagnée si Le grand ‘’Natole’’ ne prend pas de bonif. L’allemand Bolke règle la question de la 1ère place en giclant au kilomètre. Derrière, les autres fuyards auront le bon goût, volontaire ou pas, de laisser s’expliquer les 2 protagonistes et c’est Novak qui va l’emporter et s’offrir le Paris-Luxembourg. La radio avait organisé un concours de pronostics, personne n’a trouvé le tiercé Novak-Harings (à droite)-Bolke !

A part 61 où il remporte une étape du tour de France, Novak aura fait toute sa carrière au service d’Anquetil. Il s’offrira les Boucles de la Seine en 67 et une étape de la Vuelta en 70. Il a pris le départ de 10 Tours de France consécutifs de 61 à 70, 7 par équipes de marques, 3 par équipes nationales et en finira 5 (3 hors délais, 2 abandons).

Championnats du Monde 1968

L’Italie héberge les seuls professionnels, la proximité des Jeux Olympiques de Mexico (que nous étudierons aussi) a fait reporter les épreuves amateurs à Montevideo en novembre.

Route. 1er septembre 1968, Imola

18 tours de 15400m, empruntant en partie le circuit automobile. Première échappée durant 100kms : Cohen, Desbats, Caput. A l’entrée du circuit de L’Aulne, 5 coureurs se dégagent : Anastasi, Vitré, Scodeller, Rolland, F. Mahé. Le retour de Bouvet et Privat comble un retard de 45 secondes et provoque un regroupement général. Au 12ème tour, Scodeller repart à l’attaque entraînant Privat dans sa roue. C’est finalement un groupe de 12 coureurs qui arrive à se dégager. Aux premiers nommés viennent s’ajouter Bobet, Darrigade, Anquetil, Caput et Molinieri.

Championnat De France

Dès le départ, 2 hommes sont en tête: Eugène Letendre et Jacques Bianco. Au vingtième kilomètre, Bianco se retrouve seul en tête à l'entrée du Petit Circuit. Charles Coste et Jean Bobet lancent une deuxième vague d'assaut. Elena, Bourlès et Lauredi qui les escortent disparaissent l'un après l'autre. Coste et Jean Bobet poursuivent leur aventure jusqu'au 26ème tour. A 27 kilomètres de l'arrivée, la situation est la suivante: en tête, Charles Coste et Jean Bobet suivis d'Albert Bouvet à 18 secondes et à 45 secondes, Rohrbach et Huot. Grâce surtout aux efforts de Rohrbach, tous deux débordent rapidement Bouvet puis Jean Bobet et Charles Coste. Ils se retrouvent en tête à 2 tours de l'arrivée. Jean Stablinski fût le grand bonhomme du Championnat De France 1964. Mais il ne s'en alla pas seul vers la victoire. Il fût rejoint et accompagné par le Breton Georges Groussard, le Mayennais André Foucher et Michel Grain.

Il est vrai que Georges, dans le dernier tour attaqua sans relâche avec une crânerie qui soulevait des rafales d'applaudissements. Henry Anglade sut profiter de la rivalité Poulidor/Anquetil, de la jeunesse et du manque d'expérience de Raymond Delisle. En effet, Raymond Delisle, échappé en compagnie d'Henry Anglade crut que son compagnon d'échappée était fatigué. Mais ce n'était pas le cas.

Du départ jusqu'à 220 kms, la course est menée par une vingtaine de coureurs dont Cyrille Guimard et Raymond Riotte qui en sont les principaux animateurs. Après un regroupement général, une trentaine de coureurs restent en course. Au kilomètre 246, 9 audacieux se détachent: Bellone, Delisle, Dumont, Guimard, Berland, Riotte, Cutty, Raymond et Catiau. AU kilomètre 250, Gutty démarre. Il ne sera plus rejoint.

Du 1er au 12ème tour, plusieurs coureurs se mirent en évidence pour animer la première partie de la course. Parmi eux, Riotte, Martin, Rouxel, Bouloux, Mattioda, Guillemot, Moneyron, Delisle et Thévenet. 13ème kms: échappée de Berland, Beucherie, Linard et Levavasseur. Au 97ème km, les positions sont les suivantes: les 4 échappés à 3'50: Martinez et Becaas, Le Baud et Meslet et le peloton à 4'50. A la mi-course, le premier groupe de contre-attaque qui vient de perdre Le Baud n'est plus qu'à 1'52. Mais Bernard Hinault prend les choses en main avec Villemiane, Chalmel, Chassang, Bossis, Bazzo, Vallet et Bonnet. Au 144ème km, le groupe Hinault rattrape le précédent et opère la jonction avec les échappés au 178ème km.

La course oppose comme prévu les équipes Renault et La Vie Claire arbitrés par les Peugeot et les Système U. Nombreux mouvements offensifs déclenchés dès le départ par Alain Bondue puis Dominique Lecrocq. Mais Laurent Fignon est omniprésent. A 40 kms de l'arrivée, Pascal Poisson part seul. Il compte près de 1'30 d'avance mais victime d'une fringale, il est rejoint et distancé par Laurent Fignon puis par le peloton. La course se décanta à 2 tours de l'arrivée quand Laurent Fignon porta l'estocade dans la côte de Stang-Ar-Garront. Sans se retourner, il emmena ainsi Ronan Pensec, Jean-Claude Leclerc, Jean-Claude Bagot et Eric Caritou. Une mauvaise collaboration des antagonistes favorisa le retour des poursuivants. Dans le dernier tour, on retrouve en avant-poste Yvon Madiot, Jean-Claude Leclerc, Jean-Claude Bagot et, légèrement distancé, Ronan Pensec.

L'équipe Brioches La Boulangère a bien maîtrisé la course pour favoriser la victoire de Didier Rous. En effet, à partir du 11ème tour, on retrouve 14 hommes en tête dont 6 de La Boulangère.

Championnat de France féminin

Voici quelques participantes au Championnat de France féminin:

  • 8 CREUX Sophie ESGL93-GSD GESTION CHAMBERY C.
  • 15 MERMILLOD Eugénie RHONE ALPES CHAMBERY C.
  • 16 LE FOURN Aodez BRETAGNE V.C.
  • 17 RIBEROT Fanny LOINTEK V.C.
  • 22 LE BEC Karine BRETAGNE V.C.
  • 25 MERLOT Emmanuelle VIENNE FUTUROSCOPE C.
  • 26 RIVAT Amélie RHONE ALPES C.C.
  • 39 BRAMANTE Aurélie RHONE ALPES A.C.
  • 41 ETIENNE EP WICCART SandrinReHONE ALPES A.C.
  • 44 BROSSARD Emmanuelle RHONE ALPES C.C.
  • 45 KERVELLA Marie Louise BRETAGNE E.C.
  • 8 CREUX Sophie ESGL93-GSD FESTION CHAMBERY C.
  • 22 BRAVARD Mélanie POITOU CHARENTES V.
  • 31 DONY Florence AUVERGNE A. S.

Une première lors de cette éditon de 2009: un coureur de l'équipe Bretagne-Schuller remporte le titre en Bretagne. La course fut animée de bout en bout et Jean-Marc Bideau, auteur d'un grand championnat, réalise un grand numéro pour favoriser la victoire de Dimitri Champion. En effet, dans le final, il a permis à la contre-attaque de revenir sur Riblon et Levarlet. Dans le dernier tour, Champion, Gestin et Roux sont en tête. 26 POUX Paul MOSAIC-DIFFUSION. 1 DELAPLACE Cédric SOJASUN ESPOIR-ACNC les 169,150 km en 4h07'47" (moy.

Pauline Ferrand-Prévot (Rabo Women Cycling Team) remporte le titre de Championne De France contre la montre Dames 2013 à Lannilis (29). Elle s'impose devant Audrey Cordon (Vienne Futuroscope) et Mélodie Lesueur (Ile De France). Elise Delzenne (Bourgogne-Pro Dialog) remporte le titre de Championne de France 2013 à Lannilis (Finistère) devant Amélie Rivat (Vienne Futuroscope). 1 DELZENNE Elise BOURGOGNE PRO DIALOG les 111,1 km en 3h09'25" (moy. 5 CORDON Audrey VIENNE FUTUROSCOPE V.C. 9 PITEL Edwige S.C.

Sylvain CHAVANEL (OMEGA PHARMA-QUICK-STEP) conserve son titre de Champion De France contre la montre. C'est la 5ème fois qu'il remporte l'épreuve. 1 CHAVANEL Sylvain OMEGA PHARMA-QUICK-STEP les 45,5 km en 56'48"46 (moy. 1 VICHOT Arthur FDJ les 246,550 km en 6h04'38" (moy.

Daniel Rebillard et les Jeux Olympiques

Les Jeux Olympiques de Rio viennent de s'ouvrir. On attend beaucoup des sportifs français. Qui se souvient des sportifs six-fournais s'y étant illustrés ? Trois athlètes restent dans la mémoire collective.

Daniel Rebillard : L'Or de la Poursuite

Daniel Rebillard (cyclisme sur piste). Licencié à l'époque au CSM Puteaux, Daniel Rebillard n'était en 1968 lors des JO de Mexico que le remplaçant de Gérard Darmet, champion de France de poursuite (blessé). Il le remplaça si bien qu'il décrocha le titre olympique au dépend du champion du monde, le danois Mogens Frey. Il fit carrière chez les professionnels de 1969 à 1974. Dès 1975 sa passion pour la plongée le conduisit sur l'île des Embiez ou il enseigne toujours la discipline.

Franck Esposito : Le Bronze du Papillon

Franck Esposito (natation). Licencié à l'AS Cachalots à Six-Fours, Franck Esposito a décroché la médaille de bronze du 200 mètres papillon aux Jeux Olympiques de Barcelone en 1992. Il ornera par la suite son palmarès de quatre titres européens (petit et grand bassin). Aujourd'hui il est manager général du Cercle des nageurs d'Antibes.

Herbert Sok : L'Argent du Fleuret Paralympique

Herbert Sok (escrime). Ancien adjudant au 3è REP de Sétif, Herbert Sok fût gravement blessé par balle en 1957. Paralysé il se lança dans le sport handi. Tout d'abord au tir à l'arc dont il devînt champion du monde en 1971, puis en escrime (fleuret) ou il obtint la médaille d'argent avec l'équipe de France des Jeux Paralympiques d'Heidelberg en 1972. Disparu en 1998, la salle de la Société d'escrime six-fournaise porte son nom.

Texte A.C.

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