Tim Merlier : Un Palmarès Éclectique sur Route et en Cyclo-Cross

Tim Merlier, coureur cycliste belge, s'est illustré tant sur route qu'en cyclo-cross, construisant un palmarès riche et varié. Retour sur le parcours d'un athlète attachant, apprécié pour sa simplicité et son esprit combatif.

Débuts et Premières Armes

Tim Merlier a débuté sa carrière chez Sunweb-Recor sur le circuit continental en 2011. Son jeune frère, Braam, l'a rejoint en 2013. Ensemble, ils ont participé à des épreuves telles que le Tour de République tchèque et la course bretonne du Kreiz Breizh Elites. Sur cette dernière, Braam a aidé Tim à décrocher une 6ème place sur une arrivée au sprint. Par la suite, Braam est retourné au niveau amateur, tandis que Tim a continué chez Sunweb. Ils se sont retrouvés en 2018 chez Pauwels Sauzen-Vastgoedservice Continental Team.

Comme souvent en Belgique, les bons coureurs sur route ont également brillé en cyclo-cross. Tim Merlier n'a pas échappé à cette tradition. En 2009, il a remporté sa première course sur le cyclo-cross de la Saint-Sylvestre, la Sylvestercyclo-cross à Bredene, en devançant Gianni Vermeersch et Daniel McLay.

Il y a 10 ans, Tim Merlier a gagné sa première course sur route à l'occasion d'une étape du Tour du Brabant flamand, une course du calendrier national en Belgique. Cette performance lui permet d'être victorieux avant les phénomènes belges du moment, Wout Van Aert et Remco Evenepoel.

Ascension sur Route

Membre de l'équipe Crelan-Vastgoedservice, Tim Merlier a remporté sa première course UCI sur le Tour européen. S'il a déjà brillé en Italie sur le Giro avec 4 victoires d'étapes en deux participations, dont un triplé lors de la dernière édition, et un premier succès en World Tour sur Tirreno-Adriatico en 2020, Tim Merlier n'a jamais été aligné sur la Classicissima, Milan-San Remo.

À son palmarès, il compte la Classic Brugge De Panne sur les épreuves World Tour.

Diversification et Gravel

Coureur tout terrain depuis ses jeunes années en cyclo-cross, Tim Merlier s'est aussi essayé au Gravel depuis 2023. Médaille d'argent des Championnats d'Europe de 2023, derrière Jasper Stuyven, il a remporté en 2024 sa première course sur le circuit UCI World Series, à Blaavands Huk, au Danemark.

Vie Privée et Anecdotes

Le nom de Vandenbroucke n'est pas inconnu aux passionnés de cyclisme. En effet, Cameron Vandenbroucke est la fille de Franck Vandenbroucke, l'ancien coureur de la Cofidis, décédé à 34 ans. Ancienne cycliste professionnelle chez Lotto Soudal Ladies, elle a stoppé sa carrière en 2020 pour se consacrer au plus beau des métiers, celui de maman.

Dans une petite maison blanche à la sortie de Ploegsteert, tout proche de la frontière française, bat le coeur d'une partie de l'histoire du cyclisme belge. Au bout de la rue, on aperçoit par temps clair le haut du beffroi d'Armentières. On est en pleine Flandre occidentale néerlandophone mais on y parle le français car cet endroit fait partie d'une enclave linguistique comme il y en a quelques-unes en Belgique.

Tim Merlier s'arrête dans cette petite demeure chez Jean-Jacques et Chantal, les parents de Frank Vandenbroucke. Il y a six ans, il rencontre Cameron, leur petite-fille, qui a longtemps vécu chez eux après le décès de son père. Ici, on l'appelle Tim, mais on tient à la prononciation flamande « Merlire ». Il est devenu l'enfant de la famille.

Quelques jours avant le départ du Tour, le sprinteur de 32 ans est venu dîner à la maison avec Cameron et le petit Jules, âgé de deux ans. « J'essaie de ne pas le déranger en parlant toujours de vélo mais dans notre famille, c'est difficile d'y échapper, rigole Jean-Jacques. Je me souviens de Cameron quand elle m'a annoncé sa rencontre avec lui sur un cyclo-cross : "Papy, j'ai rencontré un garçon, mais bon il est cycliste." C'était inévitable chez nous. »

Il y a encore six ans, Tim Merlier ne s'imaginait pas faire une carrière sur route. Son hiver était consacré au cyclo-cross et l'été, c'était plutôt relâche. Mais René De Clercq, le frère de Mario, star du cyclo-cross dans les années 90, trois fois champion du monde, l'a découvert lors du Tour du Brabant flamand en Espoir et l'a vu batailler pour la... 18e place. « Je n'ai jamais vu quelqu'un sprinter comme ça », lâcha-t-il alors à son frère.

Celui-ci lui confirma, quelques jours plus tard, que ce Tim Merlier méritait peut-être d'avoir sa chance sur la route. Il s'entraînait alors avec Angelo De Clercq, le fils de Mario, et Massimo Van Lancker, le fils d'Eric, ancien champion des années 80 et 90. Mais il n'avait pas imaginé changer quoique ce soit à cette vie, à ses attaches à Wortegem près de Waregem où il a toujours vécu, dans le petit café Sint-Arnoldus't Pleintje tenu par sa mère, désormais devenu le lieu de rendez-vous de ses supporters qu'il retrouve parfois pour fêter ses victoires. Et il en a à fêter. Hier, il a engrangé la 62e de sa carrière, loin devant Jasper Philipsen (54) et Wout Van Aert (50).

« Mais ça ne change rien à sa vie, raconte Jean-Jacques Vandenbroucke toujours aussi passionné. C'est un garçon tellement simple, il écoute bien plus mes conseils que ne le faisait Frank à l'époque. » Au-dessus du bar de la cuisine, trône un portrait de Frank Vandenbroucke, champion disparu à 34 ans (le 12 octobre 2009). Un souvenir auquel Tim Merlier ne peut échapper. Chaque année, en juin, il participe à la cyclosportive « VDB for ever » en hommage au père de sa compagne.

« Il nous pose des questions sur Frank, poursuit Jean-Jacques. Parfois quand il voit le petit Jules trotter, il rigole en disant que ça serait bien qu'il ait à la fois sa pointe de vitesse et le moteur du grand-père. »

Son parcours n'a pas toujours été aussi linéaire. Au début de la saison 2019, il s'était retrouvé sans équipe alors que Nick Nuyens, le patron de Verandas Willems-Crelan en conflit avec Wout Van Aert, avait mis la clé sous la porte.

« Les frères Roodhooft (Philip et Christoph) l'avaient récupéré chez Coredon (devenu Alpecin) au mois de mai seulement, se souvient Chantal Vandenbroucke, il ne leur coûtait pas beaucoup d'argent. » Tim Merlier était censé alors se glisser dans la peau de poisson-pilote pour Jasper Philipsen.

Au bout d'un mois, il remportait un sprint royal à Bruges sur la semi-classique Elfstedenronde devant Fabio Jakobsen et le Limbourgeois, une semaine avant de décrocher le titre national devant Timothy Dupont, Wout Van Aert et Philippe Gilbert.

« Tim n'était pas habitué à être au centre de l'attention, il a dû apprendre à parler devant les micros, sourit Jean-Jacques Vandenbroucke. Jusque-là, on ne faisait pas attention à lui, c'était juste un cyclo-crossman de deuxième zone.

Toujours en quête de héros flandriens, le public flamand s'est pris de passion pour ce garçon qui sortait (presque) de nulle part. « Parce qu'il colle à l'image qu'on se fait des champions flandriens, soutient son voisin Hugo Coorevits, ancien journaliste au quotidien flamand Het Nieuwsblad. Il est simple et vient de ce peuple de terriens qui se bat avec ses armes pour réussir. Il coche toutes les cases. »

C'est sans doute aussi pour cette raison qu'il continue à écouter les conseils de Jean-Jacques Vandenbroucke qui l'appelle deux fois par jour, le matin à 9 heures avant sa sortie d'entraînement et en début de soirée pour connaitre le déroulement de sa journée. Et si par malheur il ne répond pas, le grand-père contacte sa petite-fille Cameron avec inquiétude.

« Tim est à l'écoute, bien plus que ne l'était Frank, rigole-t-il. Mais c'est surtout quand Patrick (Lefévère) est entré dans le jeu en l'embauchant en 2023 alors qu'il avait Fabio Jakobsen dans son équipe qu'il a changé de dimension. »

Sa timidité devant les micros tranche avec son caractère bien trempé au sein de l'équipe Soudal-Quick Step où il apparaît comme le modérateur, « celui qui est toujours optimiste, qui remonte le moral à tout le monde, confie un membre du staff. Vu de l'extérieur, il n'y paraît peut-être pas mais c'est lui, le moteur de la vie de l'équipe. »

Championnat d'Europe 2024

Ce dimanche 15 septembre, le sprinteur belge Tim Merlier a fait parler sa vitesse, en remportant au sprint le championnat d’Europe de cyclisme. À domicile, le coureur de la formation Soudal Quick-Step a devancé le Néerlandais Olav Kooij et l’Estonien Madis Mihkels. Il était attendu, il a répondu présent dans le sprint final et devant un public acquis à la cause de l’équipe belge.

« Ce succès compte beaucoup. Après avoir manqué le championnat national, j’avais cet objectif de remporter ce championnat d’Europe », a reconnu le coureur de la formation Soudal Quick-Step.

Le Belge peut également dire merci à ses coéquipiers, qui ont su contrôler les différentes échappées de la journée. Notamment celle partie dans le dernier secteur pavé, à 55 km d’Hasselt. Repris à 25 km de la ligne d’arrivée, les hommes de tête laissaient la place aux sprinteurs pour se jouer le titre européen.

La suite, on la connaît, avec la victoire de Merlier, sa 14e de la saison. Seul Tadej Pogacar fait mieux avec 21 succès en 2024.

Au terme d'une course durant laquelle les attaquants auront tout essayé pour piéger les sprinteurs, sans toutefois y parvenir, le véloce finisseur de 31 ans a parfaitement conclu le travail de l'équipe belge tandis que son compatriote Jasper Philipsen, autre favori de l'épreuve, a pris la 4e place.

Après avoir lourdement chuté à deux reprises ces quinze derniers jours (au Tour du Benelux puis à la classique de Hambourg dimanche passé), Merlier s'est présenté avec quelques doutes sur sa condition au départ de ce championnat d'Europe. Mais il a rapidement été rassuré.

« Malgré une crevaison à un très mauvais moment (peu après la mi-course, alors que le peloton roulait à vive allure, ndlr), je me suis senti très bien tout au long de la journée. Les Belges n'ont jamais paniqué malgré plusieurs tentatives du Néerlandais Mathieu van der Poel de durcir la course. Avec les Belges, ce sont les Italiens qui ont assuré le tempo, pour effectuer un regroupement général à 25 kilomètres de la ligne en contrôlant la course avec une autorité impressionnante jusqu'à la flamme rouge pour favoriser un succès de Jonathan Milan.

Le coureur belge s'est montré le plus rapide lors du sprint final. Il a devancé le Néerlandais Olav Kooij et l'Estonien Madis Mihkels. Premier Français, Christophe Laporte est 9e.

Tour de France 2025 - Étape 9 : Chinon - Châteauroux

Pour le moment, on ne peut pas dire que le Tour de France soit la course préférée de Tim Merlier. Il ne l'a connu qu'à une seule occasion en 2021. Cette 9e étape ce dimanche partant de Chinon (Indre-et-Loire) devrait combler les sprinteurs en direction de Châteauroux (Indre). Au terme d'une course qui pouvait difficilement échapper à un sprinteur, Tim Merlier (Soudal QuickStep) remporte le sprint massif à Châteauroux !

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Le départ fictif de Chinon est prévu pour 13h10. Le ciel est bleu et les températures pourraient dépasser les 30 °C. Mais attention à un autre élément pour les coureurs : le vent. Ce dernier sera léger mais va progressivement s'accentuer pour atteindre des rafales de 45 km/h dans la deuxième partie du parcours. Le vent sera souvent dans le dos du peloton, mais quelques changements de direction pourrait rendre des portions délicates, avec un vent latéral.

Tadej Pogacar (UAE) est toujours en jaune, depuis sa victoire à Mûr-de-Bretagne, vendredi, lors de l'étape 7. Aujourd'hui, il n'y a pas de difficulté répertoriée, le Belge conservera donc sa tunique s'il termine l'étape.

Jonas Rickaert a été le premier à attaquer aujourd'hui, dès la kilomètre zéro. Le coureur d'Alepcin-Deceuninck a été suivi quelques instants plus tard par son coéquipier Mathieu van der Poel.

Le duo Rickaert/van der Poel compte désormais 3'40'' d'avance sur le peloton.

A 31 ans, Jonas Rickaert est moins connu que son illustre partenaire d'échappée. Le grand équipier (1,87 m, 88 kg) a remporté À travers le Hageland en 2020 et la Marcel Kint Classic en 2017.

Le peloton roulait à vive allure lorsque plusieurs coureurs sont tombés. Soren Waerenskjold (Uno-X) est reparti mais est en pleurs. Ion Izaguire (Cofidis) a également été touché, et a pris un moment avec le médecin avant de repartir.

Tim Merlier a envoyé un de ses coéquipiers de l'équipe Soudal QuickStep pour relayer Uno-X et Lidl-Trek, en tête de peloton. La poursuite s'organise.

Joao Almeida, à la voiture de son équipe. Le grimpeur portugais, coéquipier important pour Tadej Pogacar dans la montagne, jette l'éponge, quelques jours après une grosse chute.

Dans un faux plat montant à découvert, le peloton se divise en plusieurs groupes. Aucun grand leader n'est piégé. Ben O'Connor, 8e à 20 minutes, ou Lenny Martinez, sont dans le deuxième groupe.

Wout van Aert se replace en queue de peloton, tout comme le poisson pilote de Tim Merlier, Bert van Lerberghe. Mauvaise nouvelle pour Tim Merlier (Soudal QuickStep).

Classement général après la 9e étape du Tour de France 2025:

Position Coureur Équipe Temps
1 Tadej Pogacar UAD 33h17'22''
2 Remco Evenepoel SOQ à 54''
3 Kévin Vauquelin ARK à 1'11''
4 Jonas Vingegaard TVL à 1'17''
5 Matteo Jorgenson TVL à 1'34''
6 Mathieu van der Poel ADC à 1'46''

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