La cité spiripontaine est riche d'une histoire cycliste, marquée par des événements locaux et des passages du prestigieux Paris-Nice. Cet article explore cette histoire, des premières courses de bicyclettes à la renommée internationale.
Le Spiripontain Jean-Pierre Colombet, président de la Fnaca de Pont-Saint-Esprit et du Gard, a inclus dans son livre "Cent ans d’histoire de la famille Colombet" une copie de l’affiche publicitaire du 4 septembre 1899, annonçant les courses de bicyclettes pour la fête votive de Pont-Saint-Esprit organisée par le Vélo-club spiripontain (VCS).
Sur cette affiche de couleur jaune, il est noté : "lundi 4 septembre 1899, courses de bicyclettes, organisées par le Vélo-club spiripontain."
Le programme annonçait une course régionale avec un 1er prix de 30 francs, 20 fr au 2e et 10 fr pour le 3e. Mais aussi une course locale professionnelle, avec les mêmes prix, une course locale amateurs avec, pour le 1er, un costume de cycliste offert par la Maison du Pont-neuf (et une lanterne à pétrole au 3e !), une course internationale, une course d’enfants au-dessous de 15 ans, et une course de tandems.
Et que dire du règlement ! Les engagements seront reçus jusqu’au 3 septembre, 4 heures, chez M. Audigier, secrétaire du Vélo-club spiripontain. La tenue de cycliste est de rigueur, MM les commissaires auront plein droit pour refuser les coureurs dont la tenue ne serait pas irréprochable. Il sera perçu un droit d’entrée de 1 franc par coureur.
Plus largement, le vélo prend une place capitale dans la vie des enfants, des adolescents et des adultes. Les écoliers ou les adultes qui déposaient leur vélo venaient de quartiers excentrés de Sorgues.

Les Sorguais et le Cyclisme
Il est important de rendre hommage aux Sorguais s'étant illustrés au plan local, national ou international sur une selle de vélo. Sur le plan local, les courses cyclistes étaient nombreuses. Chaque fête votive du plus petit village avait sa course. Les grands prix des commerçants fleurissaient dans 10 ou 15 villes du département.
Les Sorguais de l'étape se nommaient : Antoine ABATE, Freddy DUROU ou Louis DELEUZE. Jean MILESI, un Sorguais d'adoption, est venu enrichir le rang des champions sorguais. Robert SABATIER, un autre Sorguais d'adoption, a parcouru la planète cyclisme. Il fut l'équipier des plus grandes légendes du cyclisme des années 50 et 60 : Jacques Anquetil, Raymond Poulidor, Federico Bahamontès (l'aigle de Tolède), Henry Anglade etc.
Antoine Abate signe sa première licence de coureur cycliste à l'UCS. Il est professionnel en 1958. Sa carrière se termine en 1962. Avant de passer professionnel, il est, comme Freddy Durou, l'un des maîtres du cyclisme local et régional. Il gagne, à Avignon, le Grand Prix « Armand Thierry ».
Devenu Sorguais, Freddy DUROU a vu sa carrière très pénalisée par son incorporation en Algérie.
Paris-Nice et le Gard Rhodanien
Créée en 1933, la course Paris-Nice s’est rapidement imposée comme l’une des épreuves phares du calendrier cycliste international. Surnommée la « Course au Soleil », elle incarne le passage symbolique de l’hiver au printemps, reliant chaque année la capitale française à la douceur de la Côte d’Azur.
Cette histoire, le Paris-Nice l’a également écrite sur les routes du Gard rhodanien, avec pas moins de six départs et arrivées entre 1965 et 2001.
Nos moments forts du Paris-Nice dans les Yvelines
En 1965, Paris-Nice fait escale dans le Gard rhodanien lors d’un contre-la-montre entre Pont-Saint-Esprit et Bagnols-sur-Cèze sur une distance de 33 km. C’est le légendaire Jacques Anquetil qui s’impose lors de ce chrono, renforçant son statut de favori pour la victoire finale.

Voici un résumé des étapes du Paris-Nice qui ont marqué le Gard Rhodanien :
- 1965 : Contre-la-montre entre Pont-Saint-Esprit et Bagnols-sur-Cèze, victoire de Jacques Anquetil.
- 1966 (Étape 4) : Saint-Étienne à Bagnols-sur-Cèze, victoire du Belge Rik Van Looy.
- 1966 (Étape 5) : Bagnols-sur-Cèze à Marignane.
- 1968 : Pont-Saint-Esprit à Marignane, victoire du Belge Walter Godefroot.
- 1969 : Contre-la-montre par équipes à Tavel, victoire de l’équipe italienne Salvarani.
- 2001 : Saint-Étienne à Villeneuve-lès-Avignon, victoire du Néerlandais Jans Koerts.
Le 11 mars 1966, la quatrième étape de Paris-Nice relie Saint-Étienne à Bagnols-sur-Cèze sur 205 km. La victoire revient au Belge Rik Van Looy, qui s’impose dans un sprint massif.
Le lendemain, le 12 mars 1966, une étape de 157 km relie Bagnols-sur-Cèze à Marignane.
Trois ans plus tard, le 13 mars 1968, Paris-Nice repasse par le Gard rhodanien avec une étape de 212 km reliant Pont-Saint-Esprit à Marignane. La victoire revient au Belge Walter Godefroot (Flandria-De Clerck) qui s’impose en 5 h 09 min 38 s devant Guido Reybrouck (Faema) et Edward Sels (Bic).
Le 14 mars 1969, le Paris-Nice fait escale à Tavel pour un contre-la-montre par équipes de 20,5 km. L’équipe italienne Salvarani domine l’exercice avec un temps de 21 min 40 s, devançant Faema (+21 s) et Mercier-BP-Hutchinson (+37 s).
La troisième étape de l’édition 2001 conduit le peloton de Saint-Étienne à Villeneuve-lès-Avignon (217,9 km). C’est le Néerlandais Jans Koerts (Mercury-Viatel) qui s’impose au sprint, devant Jean-Patrick Nazon (La Française des Jeux) et Danilo Hondo (Deutsche Telekom).