Le vélo BMX, ou « vélo motocross », est bien plus qu'un simple outil sportif ; c'est une véritable icône de la culture jeunesse. Son évolution depuis les années 70 jusqu'à aujourd'hui est une aventure passionnante, marquée par des avancées technologiques, des styles de conduite variés et une popularité grandissante.

Les Origines du BMX : Une Inspiration Motorisée
La version motorisée de ce sport, le motocross, a été la source d'inspiration initiale du BMX. Des enfants et adolescents, désireux de pratiquer le motocross sans en avoir les moyens, ont trouvé une alternative en participant à des compétitions de vélo sur des pistes qu'ils construisaient eux-mêmes. Pour une imitation plus fidèle, ces jeunes aventuriers s'équipaient comme des pilotes de motocross.
La compétition de BMX offrait ainsi, à moindre coût et près de chez soi, l'excitation d'un sport d'action. Il est donc aisé de comprendre l'engouement immédiat pour ce sport, particulièrement en Californie.
Nous sommes aux États-Unis, à la fin des années 1970. Alors que les skateparks poussent aux quatre coins du pays, un jeune californien du nom de Bob Haro commence à utiliser ces infrastructures - d’abord pensées pour le skate - pour y réaliser des figures avec son vélo. Il ne le sait pas encore, mais celui qui commercialisera par la suite des bikes exclusivement conçus pour la réalisation de ces figures, est en train d’inventer le freestyle, l’une des deux catégories d’une discipline qui se développe massivement et fera bientôt un nombre d’adeptes incalculable : le BMX.
La Naissance du BMX Race
Dès le début des années 1970, une structure de régulation des courses fut créée aux États-Unis. Elle est considérée maintenant comme le début officiel de la compétition. Car au commencement, le BMX n’est encore pratiqué que sur des terrains de "race" et les riders se contentent de faire la course sur des bosses, d’un point A à un point B.
Au début des années 1970, une structure de régulation des courses fut créée aux États-Unis. Elle est considérée maintenant comme le début officiel de la compétition.
Mais peu importe la véracité de ces légendes, c’est bien à cette époque qu’apparait le BMX, une sorte de motocross sans moteur, donc, qui ne tardera pas à se populariser auprès d’un large public.
Les Années 80 : L'Âge d'Or du BMX
Top 5 80's BMX bikes. From Top 5 Hivemind, here to entertain!
En avril 1981 a été créée « International BMX Federation » (Fédération Internationale de BMX) et les premiers Championnats du monde se déroulèrent en 1982. La même année, Steven Spielberg lui offre une publicité mondiale dans le film E.T l’extra-terrestre. Le BMX touche désormais le grand public.
Le BMX se développa rapidement comme un sport à part entière et après plusieurs années, il trouva plus de points communs avec les codes du cyclisme qu’avec ceux du moto cross.
Pour ça, il faut attendre les années 1980, LA décennie qui fait décoller le BMX, au sens propre comme au figuré.
Influencés par Bob Haro, de plus en plus de riders finissent par totalement abandonner la course pour se concentrer sur les tricks. C’est le cas de Kevin Jones ou Mark Eaton qui produisent les premières vidéos de Flat et changeront à jamais le freestyle. C'est l’âge d’or du BMX, et les premières compétitions 100% freestyle ont lieu un peu partout dans le monde.
Nous sommes aux États-Unis, à la fin des années 1970. Alors que les skateparks poussent aux quatre coin du pays, un jeune californien du nom de Bob Haro commence à utiliser ces infrastructures - d’abord pensées pour le skate - pour y réaliser des figures avec son vélo. Il ne le sait pas encore, mais celui qui commercialisera par la suite des bikes exclusivement conçus pour la réalisation de ces figures, est en train d’inventer le freestyle, l’une des deux catégories d’une discipline qui se développe massivement et fera bientôt un nombre d’adeptes incalculable : le BMX.
L'Arrivée du BMX en France
En 1977, Alain Kuligowski, journaliste Français, le ramène en France et le présente à Marcel Seurat, importateur de motos à Beaune (Marcel nous a quitté en avril 2004). Mais pour faire connaître ces vélos d’un genre nouveau, il faut des courses. Quatre clubs vont ainsi voir le jour : Beaune, Altkirch, Delle et Romans.
Le premier club est créé à Beaune en février 1978. Il s’appelle le « Bicross Club de Bourgogne ». C’est l’ancêtre de notre club. Le 17/5/1980 a lieu la première course organisée à la montagne de Beaune. Il y a peu de coureurs mais c’est un début.
Les médias se sont déplacés et des articles élogieux dans la presse grand public relatent l’événement. Début 1981, les trois clubs actifs, Beaune, Altkirch et Delle créent l’Association Française de Bicrossing. C’est aussi l’année où le club organise une des deux manches du championnat de France.
Parmi les pilotes du club, on trouve le jeune Claude Vuillemot qui deviendra champion du monde en 1987 aux USA.
La FFB (Fédération Française de Bicrossing) est créée le 1er mars 1978.

L'Évolution des Vélos BMX
Les premiers vélos BMX ont été créés en Californie dans les années 70 et étaient inspirés par les motos de motocross. Ces premiers BMX avaient de petites roues, une seule vitesse, et étaient réputés pour leur durabilité, permettant d’effectuer des sauts et des figures sur des rampes.
Dans les années 80, les premiers cadres en chrome-molybdène (chromoly) sont apparus, qui étaient beaucoup plus légers et plus résistants que l’acier.
Les Compétitions et le Freestyle
Bicross magazine décembre 1984 : Free-stylers à vos banks ! Un championnat de France vient d’être mis sur pied. Il se déroulera parallèlement aux 8 courses Superclasse dont les dates vous sont données par ailleurs.
Sur ces 8 résultats, les 4 meilleurs seront retenus pour accéder à une Superfinale. Ces compétitions comporteront des figures imposées (Bunny-shop, Wheeling, rebonds sur la roue AV, etc., ). Ceux qui auront alors totalisé un nombre de points suffisants se départageront au banks et par des figures au sol.
Trois classes sont prévues Classe A (garçons 10 et moins ; filles 12 ans et moins) classe B (garçons 11-13 ans filles 13 ans et plus) classe C (garçons 14 ans et plus).
Bicross magazine décembre 1986 : Ces deux journées qui se voulaient comme une sorte d’espèce de genre de « mini-Bercy » n’ont réussi qu’à être une super promo géante. D’accord, c’est déjà pas mal, mais on s’attendait à autre chose. Peut mieux faire !
Commençons quand même par Ie commencement. Deux grandes choses étaient au programme les 25 et 26 octobre derniers à Tarbes : la finale du championnat de France de freestyle AFB, qui allait couronner de nouvelles têtes, et l’affrontement sur la piste des pilotes Superclasse, de personnalités politiques et de vedettes de divers sports ou du show-biz.
Tout a donc débuté le samedi après-midi en arrivant sous le grand hall du Parc des Expositions de Tarbes. La piste, bien entendu fabriquée pour l’occasion, n’est constituée de terre que pour les bosses. Le reste, initialement prévu en moquette « étudiée pour », c’est du béton pur et dur. D’accord, y ‘a pas plus roulant. Mais en cas de perte de contrôle du navire et de cascade involontaire, les armures du Moyen-Age vont être d’une grande utilité.
Les essais débutent ensuite avec plus d’une heure de retard, dans la pagaille Ia plus complète (ça, c’est pas nouveau, c’est partout pareil), et vers 18 h, on attaque les premières figures du championnat de France de free. Soit équilibres au sol et roulant, kick-turn et rollback.
Avec dans le rôle du jury honnête, sans peur et sans reproche, la famille Mad Dogs. Ils entrecouperont d’ailleurs un peu plus tard le début du contest d’une démonstration. Et, mais oui, c’est possible, ils se sont encore améliorés (jusqu’où iront-ils donc ? Faudrait pas qu’ils se mettent à égaler les cousins d’Outre-Atlantique !).
Mais pour ces premières épreuves. un problème inattendu va se présenter : le nombre d’inscrits, 28 ! Soit le double (au moins I) des participants aux épreuves de sélection. Ce problème n’en est pas un dans la mesure où il prouve bien que le freestyle se porte bien dans la région puisque 3/4 des pilotes étaient de Midi-Pyrénées.
Où ça a coincé, c’est que, s’agissant d’un championnat de France, il était impossible de raccourcir le temps imparti à chaque concurrent, ni de modifier ou supprimer quoi que ce soit inscrit au règlement. Donc on a vu 28 fois à la suite les mêmes choses (ou presque…) se déroulant dans le même laps de temps.
Résultat ? Beaucoup de lassitude et l’impression que les choses trainent inutilement en longueur. Pas pour les participants, non, eux sont aux anges, mais pour le très clairsemé public (principalement les familles des pilotes). Et en plus il fait froid.
Les courses commencent ensuite à 20h pour les manches qualifs. Ici c’est plutôt le contraire du free. Manque d’inscriptions ! 290 alors qu’il en était prévu 400. Pourquoi ? Pub insuffisante faite autour de l’épreuve, fatigue des coureurs en fin de saison, baisse générale des effectifs ? Qui sait…
Même chose du côté des Superclasses. Ils ne sont venus qu’à cinq. Tu parles de troupes d’élites! Ils ont quand même entrecoupé les manches de races-spectacle haletantes. Alors un grand merci aux chevaliers Ferré, Loche, Minozzi, Sautivet et Vuillemot. Ils ont dépensé leurs forces sans compter dans le but de montrer au public ce que peut être le bicross à haut niveau, et ont ainsi contribué à réchauffer l’atmosphère.
Pendant le déroulement de ces qualifications, on retrouve lets principaux animateurs du championnat Expert Midi-Pyrénées/Aquitaine aux avant-postes. Egalement un team GT/Espagne apparemment pas venu pour rigoler.
Ensuite, on reprend une lampée de freestyle, et P. Dintrans et S. Guiro, respectivement rugbyman et chanteur, font un petit tour da vélo pour les caméras de FR3.
Oh surprise, tout prend fin sans que les finales des courses se soient déroulées. Il est minuit largement sonné et le programme a pris tellement de retard que les organisateurs préfèrent reporter au lendemain la suite du programme.
Ca va obliger as mal de monde seulement intéressé par la piste (et il y en a un très gros paquet) à revenir le lendemain. Tant pis et tant mieux à la fois, car ces gens pourront assister aux super courses open, mais aussi au beau travail des freestylers de tout poil.
Bilan de la première journée trop de temps morts, de « blancs », mais l’organisation n’avait pas prévue une telle participation côté free. L’encadrement est vite les inconnues pue cela comporte débordé par manque de personnel. Ses ambitions auraient-elles été très largement dépassées ? Ou ses compétences? Peut-être juste un peu des deux…
Ça repart le dimanche à 15 h avec les finales tant attendues. Evidement, pied géant tout au long de celles-ci. Aussitôt finies, c’est la suite du freestyle. Avec ses interminables (toujours « tant pis » et « tant mieux ») séries d’aerials et figures libres.
Depuis que la FNA est créée, on note une activité croissante dans le monde du freestyle.
Bicross Magazine .janvier 1987Reçu à BXM, ce communiqué « Jean Pierre Causse, président de la FNA, et Philippe Roman, responsable technique, ont été invités samedi 7 février, à une assemblée générale de l’AFB.
Finale du championnat de France de free AFB le 25 Octobre 1987 à Rouen.
Un projet d’accord a finalement été établi sous l’égide de la direction des Sports, et présenté à l’Assemblée Générale de l’A.F.B. Il prévoit la création d’une Commission Nationale de Bicross, au sein de la F.F.C., composée de 4 membres désignés par la F.F.C et de 4 membres, dont le Président avec voix prépondérante, issus de l’A.F.B.
Déclin et Renaissance
Mais au début des années 1990, une nouvelle discipline stoppe net l’ascension du BMX : le VTT. Les sponsors se détachent, laissant le soin à quelques passionnés de le faire perdurer. Parmi eux, un certain Mat Hofman, premier rider à placer des tricks sur des rampes surdimensionnées.
Chose qu’il reproduira aux premiers X-GAMES en 1995, qui redonneront une exposition médiatique au BMX. En 2008, à Pékin, le BMX fait son entrée aux Jeux olympiques.
Le BMX Aujourd'hui
Douze ans plus tard, le nombre de pratiquants ne cesse d’augmenter et les ventes de ces vélos sont stables. Le niveau n'a jamais été aussi élevé, et la France compte le plus de champions hommes et femmes confondues, avec 106 médailles remportées depuis les débuts du championnat du monde.
L’UCI (Union Cycliste Internationale) organise les championnats du monde de BMX freestyle en collaboration avec le FISE, un tremplin exceptionnel pour les athlètes.