Tenue de Cérémonie Motocycliste de la Gendarmerie : Détails et Symbolisme

La gendarmerie française, force de sécurité nationale, possède une riche histoire et ses uniformes sont emblématiques de son engagement au service des citoyens. Les tenues de gendarmerie, tout comme les missions des gendarmes, sont nombreuses et variées. Elles répondent à des besoins spécifiques tout en respectant les traditions et les exigences fonctionnelles liées aux diverses missions.

Cet article se concentre sur la tenue de cérémonie des motocyclistes de la gendarmerie, un uniforme qui allie tradition et modernité, et qui est porté lors d'occasions spéciales pour rehausser la solennité des événements.

Uniforme de Gendarme 1965-1989

Les Différentes Tenues de la Gendarmerie

Il est important de noter que la gendarmerie dispose de plusieurs types de tenues, chacune adaptée à une situation particulière :

  • Tenue de service courant: C'est la tenue la plus fréquemment portée par les gendarmes lors de leurs missions quotidiennes.
  • Tenue de service de représentation: Elle est principalement utilisée pour les cérémonies officielles ou les représentations publiques importantes.
  • Tenue d’intervention: Lors des opérations à risque ou des missions spécifiques, les gendarmes portent une tenue d’intervention conçue pour la protection et la performance.
  • Tenue de sport: Comme tout militaire, les gendarmes doivent maintenir une forme physique optimale.

La tenue de cérémonie motocycliste fait partie des tenues de représentation, soulignant l'importance et le prestige de cette unité spécialisée.

Évolution Historique des Uniformes de la Gendarmerie

L'histoire des uniformes de la Gendarmerie nationale est riche et complexe, reflétant les changements politiques et sociaux à travers les siècles. Voici un bref aperçu de cette évolution :

Ancien Régime

L’uniforme réglementaire de la Maréchaussée apparaît en 1720. Il se compose d’un justaucorps qui arbore les couleurs de la Maison du Roi, le bleu et le rouge avec un chapeau portant une cocarde blanche et une culotte chamois. Cet uniforme détermine ainsi les éléments que l’on retrouve évoluant au fil des siècles jusqu’à nos jours : un habit, une culotte, une coiffe.

Après 1720, les ordonnances de 1769 (apparition de l’habit « à la française ») et surtout celle de 1778 fournissent la base de notre propos.

Période Révolutionnaire

Par la loi du 16 février 1791, l’Assemblée Nationale Constituante, issue des États Généraux de 1785, décide que « la Maréchaussée portera désormais le nom de Gendarmerie nationale ». Elle conserve son uniforme défini en 1778 : habit dit « à la française » de drap bleu avec doublure rouge et parements écarlates, garnis de galon d’argent ; la veste et la culotte sont couleur chamois ; les bottes molles sont à genouillères et les buffleteries jaunes bordées d’un galon d’argent tout comme le chapeau.

Le port de l’aiguillette est rétabli par la loi du 27 mars 1797. Elle se présente désormais sous les couleurs tricolores.

Directoire

La loi du 28 Germinal an VI (17 avril 1798) décrit de manière complète l’uniforme de la Gendarmerie sans apporter de changements fondamentaux à la tenue. L’apparence générale de l’uniforme est reprise. Une autre nouveauté est l’apparition de la grenade sur les retroussis de l’ensemble de la Gendarmerie, en lieu et place de l’ancienne fleur de lys.

Gendarmerie Impériale

L’uniforme de 1798 est encore porté lorsque la Gendarmerie nationale devient la Gendarmerie impériale. Très peu de changements sont apportés aux tenues des gendarmes des départements. Ils portent toujours l’habit à la française avec les couleurs définies en 1798 et un col qui continue à gagner de la hauteur. Parmi les quelques modifications à noter, les aiguillettes sont maintenant montées en trèfles. Quant au chapeau, il s’agrandit encore et prend la forme demi-claque avec ses deux ailes aplaties et relevées se rejoignant presque au-dessus de la calotte du chapeau.

Restauration et Gendarmerie Royale

L’ordonnance du 10 septembre 1815 porte réorganisation générale de la Gendarmerie qu’elle dénomme Royale. En matière d’uniforme, et dans un premier temps, la Seconde Restauration se contente de modifier les symboles politiques : la cocarde blanche remplace celle tricolore, l’aigle disparaît au profit des armes de France.

Dans un second temps, le nouveau régime met en place des réformes réglementaires au moyen de deux textes : le règlement du 5 février 1819 et l'instruction du 3 mai 1822. L'habit devient plus échancré sur les côtés et les basques raccourcissent. La tenue est complétée par un surtout boutonnant droit sur le devant, par une rangée de 9 gros boutons, avec les mêmes collets, parements, pattes de parements et retroussis que l’habit.

Le règlement de 22 septembre 1826 apporte de nouvelles évolutions touchent l’uniforme, notamment l’échancrure de l’habit qui se fait plus large. Les grenades des retroussis sont désormais brodées sur drap bleu. Les basques s’allongent. Une modification, des plus importante visuellement, concerne le chapeau. Ses deux ailes gagnent encore en hauteur.

Louis-Philippe

Dès le début du règne du Roi-citoyen, la Gendarmerie est soumise à une nouvelle épuration. Louis-Philippe « crée » le 8 septembre 1830 la gendarmerie départementale, « destinée à la surveillance des départements ». Le coq gaulois est imposé comme symbole politique du régime nouvellement en place. L’uniforme ne change pas.

Le 6 novembre 1835, une circulaire prévoit que les trèfles soient désormais montés sur cuir et rembourrés de coton, prenant ainsi l’aspect qu’ils vont garder près d’un siècle. En outre, la grande tenue est supprimée pour éviter aux hommes des dépenses trop importantes.

L’instruction du 18 avril 1836 résume toutes les modifications successives apportées depuis quelques années. Le surtout devient le vêtement de première tenue, conservant la même coupe que l’habit. Il est à collet bleu échancré, passepoil rouge, parements et pattes de parements bleus passepoilés de rouge et les retroussis rouges.

Cette évolution historique témoigne de la capacité de la gendarmerie à s'adapter aux époques tout en conservant son identité et ses valeurs.

Les Éléments Essentiels de la Tenue de Cérémonie Motocycliste

La tenue de cérémonie des motocyclistes de la gendarmerie est composée de plusieurs éléments distincts, chacun ayant une signification particulière :

  • Casque: Le casque est un élément de sécurité essentiel, mais il est également un symbole de l'unité motocycliste.
  • Veste et pantalon: La veste et le pantalon sont souvent confectionnés dans des matériaux de haute qualité et arborent des couleurs distinctives.
  • Bottes: Les bottes sont spécialement conçues pour offrir confort et protection lors de la conduite.
  • Gants: Les gants assurent une bonne prise en main et protègent les mains du gendarme.
  • Accessoires: Des accessoires tels que des décorations, des insignes et des ceinturons peuvent compléter la tenue.

Chaque détail de la tenue est soigneusement pensé pour allier esthétique, fonctionnalité et respect des traditions.

L'Équipement du Gendarme Motocycliste en Mission

Pour effectuer leurs missions, les gendarmes ont besoin d’être à l’aise dans leurs équipements professionnels. Voici un aperçu de l'équipement couramment utilisé :

  • Vêtements:
    • Tee-shirt respirant (pour les périodes estivales)
    • Blouson gendarmes ou sous-polaire (pour les opérations civiles en période hivernale)
    • Vêtements floqués gendarmerie (blanc pour la gendarmerie départementale, jaune pour la gendarmerie mobile)
  • Protection:
    • Gilets tactiques d’intervention
    • Chasubles
    • Gilet haute-visibilité gendarmerie
  • Chaussures:
    • Rangers (cuir, tissu, zippées, à lacets, coquées, waterproof)
    • Rangers Magnum Centurion (reconnues pour leur efficacité)
  • Matériel Essentiel:
    • Ceinturon
    • Porte accessoires (porte-lacrymogène, porte gants, porte menottes)
    • Holster (pour arme de service ou taser)
    • Menottes, pinces multi-outils, aérosol, radio, ceinture, calot
  • Matériel Supplémentaire:
    • Coutellerie (couteaux de poche, pinces multifonctions, étuis et affûtages)
    • Bâtons de défense télescopiques (TONFA) ou matraques télescopiques
    • Grenades lacrymogènes ou aérosols de défense
    • Trousses de secours, kits de survie, plaques USB avec informations vitales

Cet équipement permet aux gendarmes d'être efficaces et protégés dans toutes les situations.

Comment Devenir Gendarme Motocycliste ?

Le métier de Gendarme Motard est destiné aux candidats qui ont une vraie passion pour la moto et un réel engagement pour le métier de Gendarme. D'abord intégré dans la Gendarmerie en qualité de Sous-Officier de Gendarmerie (SOG) ou d'Officier de Gendarmerie, le candidat sera amené à suivre une formation spécifique s'il souhaite devenir Gendarme à Moto, à condition de remplir les impératifs suivants :

  • être volontaire et motivé pour ce métier,
  • être Sous-Officier de Gendarmerie ou Officier,
  • être reconnu apte par le corps médical,
  • avoir moins de 35 ans,
  • mesurer 1,70 m minimum (hommes et femmes sont soumis au même critère de taille).

Si vous n'avez pas le permis moto au moment de postuler comme Gendarme Motard, cela ne présente pas de problème car il est prévu la possibilité de passer le permis moto au cours de la formation.

Les Étapes de Formation

  1. Pré-stage: Il s'effectue à Fontainebleau, au Centre National de Formation à la Sécurité Routière (CNFSR) motocycliste.
  2. Stage: Composé de cours théoriques et d'une formation technique, le stage dure 10 semaines.
  3. Première affectation: Selon sa classification à l'issue du stage, le Gendarme Motard sera affecté dans l'un des escadrons départementaux de la Gendarmerie mobile ou de la Garde Républicaine.

Statut et Rémunération

Le Gendarme Motard a un statut de fonctionnaire d'Etat de la Catégorie B (filière Police Sécurité Armée). Sa rémunération démarre à 1 677 euros nets lorsqu'il débute dans la fonction. A son salaire de base s'ajoutent les avantages de la Gendarmerie Nationale (logement gratuit, prime). Après 10 ans, il peut espérer gagner 2 000 euros nets.

Les Emblèmes et Insignes de la Gendarmerie

Les emblèmes et insignes constituent un élément de l’identité militaire de la gendarmerie nationale. Ils participent à la cohésion du personnel servant au sein de ses unités tout en facilitant l’identification de certaines fonctions exercées par les militaires. Ils comprennent également des rondaches non homologuées, dont le port est soumis à autorisation des autorités hiérarchiques locales.

Drapeaux et Étendards

Les drapeaux et étendards sont constitués de parties flottantes et d’une partie rigide. Pièce de faille de soie carrée (90 centimètres de côté pour les drapeaux et 64 centimètres de côté pour les étendards), le tablier est bordé d’un galon et de franges en fil d’or tressé en fins bouillons. Sur le revers se trouve l’inscription « HONNEUR ET PATRIE » pour la gendarmerie départementale, la garde républicaine, les écoles et les gendarmeries spécialisées, ou « VALEUR ET DISCIPLINE » pour la gendarmerie mobile.

Fanions

Les fanions se composent d’une hampe surmontée d’une pique et d’un tablier comportant un ourlet avec des franges. La nature de l’étoffe est laissée au choix de l’unité. Les fanions portent des inscriptions réglementaires et des symboles distinctifs strictement définis. Ils peuvent en outre arborer, cousues sur l’avers, dans l’angle supérieur adjacent à la hampe, les décorations décernées à titre collectif à l’unité. Les fourragères sont fixées à la base de la pique.

Écus de Tradition et Rondaches

L’écu de tradition a pour objet de témoigner de l’identité particulière de la formation administrative d’une part et de l’appartenance du militaire à celle-ci d’autre part. L’insigne brodé est constitué d’une pièce de tissu en forme d’écu sur laquelle est brodé le motif distinctif de la formation.

Les rondaches homologuées sont destinées à faciliter l’identification des militaires dont la mission répond à une spécificité technique particulière. Ce type d’écusson est constitué d’une pièce de tissu de forme ronde, d’un diamètre de 80 mm, sur laquelle est brodé le motif distinctif.

Ces emblèmes et insignes contribuent à renforcer l'identité et la fierté des gendarmes, tout en assurant une identification claire et précise de leurs fonctions.

La Police Municipale : Un Aperçu de Leur Tenue

Bien que cet article se concentre sur la gendarmerie, il est intéressant de noter les similitudes et les différences avec la tenue de la police municipale. Voici quelques détails sur la fiche technique des tenues des agents de police municipale :

  • Marquage des blousons et vestes: L'inscription « police municipale » figure sur la face avant et arrière, avec des dimensions spécifiques pour les lettres.
  • Marquage des pulls: L'inscription « police municipale » figure sur une seule ligne, côté droit au porté, dans la bande centrale bleu gitane.
  • Marquage des casquettes souples: Des dimensions spécifiques sont également définies pour les lettres sur la face avant des casquettes.
  • Écussons et insignes: Les couleurs nationales « bleu », « blanc », « rouge », le sigle « RF » (République française) et l'inscription « police municipale » sont obligatoires.

Ces éléments de marquage et d'identification permettent de distinguer clairement les agents de police municipale et d'assurer leur visibilité lors de leurs missions.

En conclusion, les tenues de gendarmerie sont bien plus que de simples vêtements de travail. Elles symbolisent l’histoire et la tradition de la gendarmerie tout en répondant aux exigences modernes de fonctionnalité et de protection.

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