Galerie Borghèse: Chefs-d'œuvre et Histoires Fascinantes

La Galerie Borghèse à Rome est un musée de référence, apprécié pour sa collection d'œuvres et son ambiance intimiste. La visite se fait par petits groupes, ce qui permet une expérience plus agréable. Cette Galerie Borghèse est toutefois, un musée à taille humaine.

Intérieur de la Galerie Borghèse

Collections de la Galerie Borghèse

La pinacothèque renferme des œuvres de grands artistes tels que Jacopo Bassano, Le Bernin, Botticelli, Caravage, Gerrit von Honthorst, Lorenzo Lotto, Antonello de Messine, Parmesan, mais aussi Raphaël, Guido Reni, Rubens, Titien ou encore Léonard de Vinci et Véronèse. Quant à l’étage des sculptures, il contient effectivement des œuvres de l’Antiquité grecque et romaine. On trouve notamment des œuvres de Canova, dont la célèbre Pauline en Vénus victrix.

Peintures Notables

Vierge à l’enfant avec saint Jean-Baptiste enfant

Vierge à l’enfant avec saint Jean-Baptiste enfant est présente dans la collection de la Galleria Borghese depuis 1790. D’après Giorgio Vasari, Andrea del Sarto peint ce tableau pour Giovanni Gaddi. La Vierge Marie avec Jésus et Jean-Baptiste posent devant un mur sombre avec au centre le sigle AA barré. Un rayon de lumière inonde les protagonistes et met en valeur leur présence.

Portrait d’homme

Portrait d’homme représente un homme inconnu avec les yeux qui fixent le spectateur. On note une robe rouge et une coiffe noire qui sont des vêtements portés par les patriciens vénitiens. Cependant, le visage est de trois-quarts, tourné vers la gauche, comme dans la peinture flamande.

Le Christ en méditation sur la Passion

IOHANNES BALIONI/ERF 1606 inscrit sur le piédestal gris sous les mains du Christ, indique l’auteur et l’année d’exécution. Dans le passé, les experts désignent cette oeuvre comme un Ecce Homo. Mais de nos jours, comme le soulignent d’autres experts, c’est une représentation du Christ en méditation sur la Passion. L’abréviation EFR est lue comme EQUES ROMANUS FECIT traduit par LE CHEVALIER ROMAIN L’A FAIT.

Judith et Holopherne

Giovanni Baglione réalise Judith et Holopherne en 1608. La scène nous montre le moment précis qui suit la décapitation d’Holopherne par Judith. L’héroïne juive Judith, place la tête coupée du cruel général Holopherne dans un sac qui est tenu par une servante âgée. On note bien un contraste. D’une part la luminosité qui met en valeur la figure de Judith et de l’autre le manque de lumière qui entoure le corps sans vie d’Holopherne. Un reçu de paiement, daté du 2 mai est conservé par les archives Borghèse.

Judith et Holopherne par Giovanni Baglione

La Cène

Elle représente le Christ et les 12 apôtres réunis pour le dernier repas de Jésus. Le Christ semble regarder le spectateur, tandis que les apôtres sont agités. Ils paraissent attendre l’annonce de la trahison. Bassano reproduit des expressions et gestes différents en fonction de chaque personnage. Quant aux deux apôtres dans le coin supérieur gauche du tableau, ils parlent entre eux. L’un des deux est habillé d’une chemise rose arc-en-ciel tandis que le second lui est vêtu d’une robe vert émeraude. Ces couleurs reflètent totalement la palette de couleurs du peintre. Un chien se trouve sagement couché aux pieds du Christ, par contre le chat lui est prêt à bondir. Dans le bas de l’œuvre, un des apôtres est, quant à lui, vêtu d’une robe rose et il parle à Jésus.

L’Adoration des bergers

En 1611, le cardinal Girolamo Bernerio d’Émilie donne L’Adoration des bergers à Scipione Borghèse. L’œuvre représente donc l’adoration de Jésus par plusieurs bergers, un ange annonce la naissance de l’Enfant. Le tableau L’Adoration des bergers est scindé en deux avec La Sainte Famille (Jésus, Marie et Joseph) avec l’Enfant à gauche et un groupe de bergers et d’animaux à droite. Cet épisode se trouve dans l’Évangile selon Luc. On trouve un berger couché au premier plan, tout comme dans L’Annonciation aux bergers et dans Lazare et le riche. Les couleurs sont lumineuses.

Vue de la Villa Borghese

Vue de la Villa Borghese, peinte en 1636 par le miniaturiste alsacien Johann Wilhelm Baur. Jo. WILHELM BAUR FECIT. 1636, est l‘inscription au pied de la fontaine à gauche.

Autoportrait de Bernin

Le Bernin s’est représenté lui-même soit en sculpture soit en peinture comme dans cet autoportrait. Cette image est célèbre depuis les années 80, grâce aux billets de cinquante mille lires italiennes. Le spectateur peut être fasciné par l’expression, le regard profond mais aussi les traits qui trahissent son âge vieillissant. L’arrière-plan, le col de la chemise blanche et les vêtements de l’artiste sont sombres et réalisés en quelques coups de pinceau.

Autres Œuvres de Bernin

En 1605, Pietro Bernini (son père) travaille avec son fils Gian Lorenzo, pour le cardinal Scipione Borghèse. Le pape Paul V, l’oncle de celui-ci, ne tarit pas d’éloges pour Gian Lorenzo, il déclare : Cet enfant sera le Michel-Ange de son époque.

Madone avec Jésus

C’est un tondo c’est à dire une oeuvre peinte ou parfois sculptée sur un support rond. Elle montre une Madone avec Jésus dans ses bras. Il tient dans sa main gauche une grenade qui symbolise la passion du Christ. Le petit Jean Baptiste, à genoux, semble être en adoration devant Jésus. Six jeunes anges, adossés sur une balustrade entourent les 3 personnages. On trouve aussi trois vases de roses qui servent de toile de fond et derrière une fenêtre qui laisse paraître un ciel bleu. Attribué dans un premier temps à Ghirlandaio mais depuis 1833 à Botticelli et son atelier.

Garçon avec un panier de fruits

Il a peint cette œuvre dès son premier séjour à Rome, avec comme modèle Mario Minniti mais aucun écrit ne vient confirmé cet élement. Le visage du garçon est empreint de tendresse et même d’une certaine la féminité. On remarque bien les plis de la chemise, les traits du son cou et son épaule. Quant aux fruits contenus dans la corbeille, ils nous montrent la palette de couleurs utilisée par l’artiste. A noter que des feuilles de vigne, de poirier…débordent de la corbeille et recouvrent même une partie de l’épaule et du cou du jeune homme. Le peintre apporte dans ce tableau une grande importance à la couleur et à la lumière. Un rayon de lumière éclaire à la fois le côté gauche du visage du garçon, de son épaule dénudée et la corbeille de fruits mais aussi la manche droite de la chemise du garçon. Caravage travaille pendant quelques mois en 1593, dans l’atelier du Cavalier d’Arpin, ce tableau s’y trouvait.

Garçon avec un panier de fruits par Caravage

Sainte Famille

Sainte Famille représente Marie et Joseph, concentrés et admiratifs devant Jésus nu, endormi.

Samson enchaîné

Le sujet est tiré de l’Ancien Testament (Livre des Juges 15,11-13). Ce tableau nous montre Samson enchaîné dans la grotte d’Etam qui attend d’être livré aux Philistins. Carrache a peint le moment qui précède l’intervention divine qui va sauver Samson.

L’enlèvement d’Europe

Le sujet de L’enlèvement d’Europe est tiré des Métamorphoses d’Ovide. Le peintre représente le moment de l’enlèvement et notamment lorsque, transformé en taureau, le dieu Jupiter s’éloigne du rivage et emméne Europe en pleine mer. On note la présence atypique de l’aigle qui peut faire allusion aux armoiries des Borghèse. Le Cavalier d’Arpin a peint un paysage marin avec de l’herbe, des vagues et des jeux de lumière.

Les Noces de Cana

Ce tableau retrace le premier miracle de Jésus, lors du banquet des noces célébré à Cana. Jésus y transforme l’eau en vin, on voit la main des Jésus au-dessus de grandes cruches. Les vêtements des personnages sont représentatifs de la mode à la cour de Ferrare de l’époque du Garofalo. Par contre, le Christ, lui est assis au premier plan à gauche et porte une tunique rouge et manteau bleu. Ce tableau possède des similitudes avec un autre tableau (1531) de Garofalo, qui se trouve au musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg. Le nombre de personnages est quasi semblable entre les deux œuvres. On remarque d’autres similitudes entre les deux tableaux comme la pose du Christ et celle de la jeune mariée.

Loth et ses filles

Le sujet de Loth et ses filles provient de la Genèse (19, 30-38). Il représente la fuite miraculeuse de Loth et de sa famille de la ville de Sodome. Loth perd sa femme, qui se transforme en statue de sel pour avoir désobéi à un ordre divin. Celui-ci reste seul dans une grotte avec ses deux jeunes filles. Mais les deux filles enivrent leur père Loth dans le but qu’il commette un inceste sur chacune d’elles dans le but de prolonger la lignée familiale. La scène se déroule dans une petite pièce nue avec une fenêtre, et au delà on aperçoit Saint Georges combattant le dragon.

Portrait d'homme en deuil

Un homme vêtu de noir pour un deuil se tient près d’une table sur laquelle il pose une main, alors que la main droite est sur la rate (le siège de l’humeur). Quant à la tête, elle est inclinée vers la droite. Le visage porte une longue barbe et son expression semble témoigne de la souffrance.Sur la table se trouve des pétales et un crâne miniature ( est-ce celui de son fils nourrisson? )qui est interprété comme une méditation sur la mort. Les deux alliances de l’auriculaire gauche rappellent ses deux mariages. Ce panneau est daté et signé de l’artiste.

Le Christ et saint Ignace d'Antioche

Le fonds est noir et Jésus est enveloppé dans une chemise blanche. Il se penche sur le cœur fendu que lui tend saint Ignace d’Antioche.

Allégorie de l'Amour

Une femme nue domine la scène, elle est allongée sur un tissu de couleur jaune. Elle porte une couronne de lauriers mais deux autres couronnes sont posées devant elle. Le haut de son corps est posé sur une vieille femme aux vêtements simples qui la soutient. Parmesan représente le personnage de face et son regard, dirigé vers le spectateur, tandis que son torse est légèrement tourné vers la gauche.

Vierge à l’enfant avec saint Jean-Baptiste enfant

Le tableau représente la Vierge, qui est assise. Dans sa main droite, elle tient un rouleau de langes qui est déroulé et une partie, se trouve par terre. A gauche, Jean-Baptiste, enfant étend ses bras vers l’Enfant. Il veut lui donner le chardonneret symbolique, qui préfigure la Passion. Les deux enfants sont représentés debout, par contre, ils sont à la même hauteur du fait que Jésus est sur un coussin et Jean, quant à lui, est sur un tiroir. Vierge à l’enfant avec saint Jean-Baptiste enfant vers 1512-1513 ou 1518 est citée pour la première fois dans l’inventaire de Collection Borghese, en 1693.

Portrait du Pape Paul V

Portrait du Pape Paul V ,1621, est une mosaïque qui est signée sur l’épaule droite, par Marcello Provenzale. Elle représente le pape Paul V, vêtu de la traditionnelle mozzetta rouge sur un fond bleu lapis-lazuli. En haut, à droite de cette oeuvre, on aperçoit les armoiries du pape. Marcello Provenzale réalise de nombreuses autres œuvres pour le cardinal Borghèse, dont certaines sont encore conservées à la Galleria Borghese, notamment l’ Orphée et la Vierge à l’Enfant.

Sainte Catherine d'Alexandrie

Cette œuvre est un portrait en buste de Catherine d’Alexandrie avec un paysage lacustre en arrière plan, de chaque côté on trouve une colonne d’un parapet. La dame assise porte une robe décolletée à grandes manches nouées amovibles et une chaîne en or autour du cou, nouée avec un pendentif de rubis et une perle en forme de goutte. Suite à la découverte du dessin préparatoire, les experts attribuent donc, ce tableau à Raphaël. Lors de la restauration de 1934-1935, la licorne est restaurée, la roue est retirée, etc.

La Fornarina

Ce portrait dans La Fornarina est une femme à la poitrine nue. Son ventre est à peine recouvert avec un morceau de tissu. Sur sa main gauche, il y a un brassard avec une inscription dessus, les lettres dorées sont affichées sur un fond bleu. Une lumière illumine le corps. La Fornira est la bien-aimée du peintre et elle pose pour lui. La femme était la fille d’un boulanger, Francesco Luti.

Moïse brisant les Tables de la Loi

Cette toile montre Moïse qui brise les Tables de la Loi, sur lesquelles sont inscrits les Dix Commandements reçus de Dieu, après avoir vu son peuple adorer le veau d’or. Le prophète est représenté avec la bouche ouverte et son geste témoigne de la colère. On remarque le jeu d’ombres et de lumières tout comme chez Caravage. Un contraste existe entre les tissus de couleur noir et rouge. Le cardinal Scipione Borghese achète Moïse brisant les Tables de la Loi directement à Guido Reni.

Suzanne et les Vieillards

Rubens réalise cette oeuvre pendant son séjour à Rome vers 1601-1602. Suzanne porte un tissu blanc drapé sur elle. Le blanc symbolise sa pureté et sa bonté, les vieillards quant à eux veulent l’accuser d’adultère. Le visage de cette femme juive est choqué et même effrayé. Suzanne et les Vieillards dépeint l’histoire de Suzanne, décrite dans l’un des livres des Prophètes : Daniel, chapître 13 : 1-64. Le chapitre relate l’histoire de Suzanne qui est observée alors qu’elle prend son bain. Cette jeune femme refuse les propositions indécentes des deux vieillards. Pour se venger, ils l’accusent d’adultère et la font condamner à mort, mais le prophète Daniel prouve son innocence. Suzanne et les vieillards est la première oeuvre de Rubens à entrer dans la collection de la galerie Borghèse.

LA GALERIE BORGHÈSE À ROME

Le Christ portant la croix

Depuis 1869, Le Christ portant la croix est attribué Andrea Solario. Le tableau représente le Christ avec une tunique rouge et aussi, une couronne d’épines, tandis qu’il porte une lourde croix sur ses épaules. On note la présence de Simon de Cyrène et d’un bourreau. Dans ce tableau, l’influence de Caravage est indéniable de par le ton dramatique mais aussi par la précision dans le détail, notamment dans les vêtements et les gestes des musiciens. La scène représente le moment qui précède la représentation, ce qui ne reflète pas cela dans le titre, Concert. Le corps torturé du Christ, baigné de clarté est en contraste avec le reste du tableau noir. Titien a donc voulu par cette méthode souligné le côté dramatique. Lors d’examens aux rayons X, en 2021, il a été découvert un visage d’homme à l’envers sous la couche de peinture visible et il se trouve au niveau du ventre du Christ. Cela laisse à penser que Le Christ flagellé recouvre une autre toile peinte.

Vénus bandant les yeux de Cupidon

Le tableau représente deux figures féminines, des nymphes, dont, l’une tient un arc et l’autre un carquois avec des flèches. En haut à droite, le bras droit n’est pas représenté. Quant à Vénus, elle enroule un ruban autour de la tête de Cupidon. Derrière elle, on remarque un autre Cupidon, penché sur l’épaule droite de Vénus, il observe donc, la scène. A travers la fenêtre, on peut voir un paysage montagneux. Les couleurs de Vénus bandant les yeux de Cupidon sont douces et chaudes. Vénus bandant les yeux de Cupidon est sans aucun doute, la première de l’artiste à entrer dans la collection de la Galleria Borghese.

Lucrèce

Ce tableau représente Lucrèce, une femme renommée pour sa beauté et plus encore pour sa vertu. Elle est malheureusement violée par Sextus Tarquin (fils du roi), malgré le refus de céder à ses avances. Ensuite pour prouver son innocence, elle se donne la mort…Le noble Collatinus, son époux, décide de venger Lucréce. Et pour cela, il organise un soulèvement populaire qui force les Tarquins à fuir Rome. C’est donc, à la suite du viol de Lucrèce que Rome cesse d’être une monarchie et devient ainsi une République, en 509 av. J.-C.

Léda et le cygne

Ce tableau représente Léda, la reine mythique de Sparte, représentée à mi-corps avec un cygne. La légende raconte que Zeus tombe amoureux de Léda, et qu’ïl se transforma en oiseau pour la séduire.

Concert

La scène du tableau semble être un musicien, un chanteur et une femme, mais l’action principale est le vol. Cette femme tient une partition dans une main, et de l’autre elle tente de lui subtiliser une bourse.

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