Patrick Salles : Une Vie Dédiée à la Moto

La vie de Patrick Salles est une véritable saga dédiée à la passion de la moto, marquée par des rencontres exceptionnelles et des expériences inoubliables. Son parcours, riche en anecdotes et en souvenirs, témoigne d'un engagement profond envers ce sport mécanique. Cet article retrace les moments clés de sa vie, de ses débuts modestes à ses exploits sur les circuits.

Les Racines Familiales et l'Attachement à la France

Patrick Salles exprime une profonde gratitude envers ses parents pour l'avoir fait naître en France, un pays qu'il considère d'une grande beauté. Il se dit inquiet face aux défis actuels que traverse la France.

Un Héritage de Courage et de Travail

Son père, après avoir quitté sa grotte natale, a travaillé dur dans diverses entreprises à Givors, un important centre industriel de l'époque. Il a terminé sa carrière comme manœuvre aux "Hauts Fourneaux" de Chasse-sur-Rhône. Son parcours est un exemple de courage et de détermination.

Givors au confluent du Gier et du Rhône.

Des Conditions de Vie Modestes

Le père de Patrick a vécu les dix dernières années de sa vie dans une petite pièce à Givors, dans un quartier modeste habité par des immigrés et des Français pauvres. Pendant la guerre, sa mère a reçu un manteau usagé du Secours National, témoignant des difficultés de l'époque.

L'Entrée dans le Monde de la Moto

Le lendemain de la mort de sa mère, Patrick a passé un concours pour entrer à Fives-Lille, une entreprise de métallurgie, de fonderie et de mécanique générale. C'est là qu'il a commencé à côtoyer le monde de la moto.

Les Premiers Pas et les Rencontres Décisives

Il se souvient du mécano en combinaison bleue et des passagers passionnés qui n'avaient pas les moyens d'être propriétaires d'une moto. Une anecdote marquante est l'envoi du moteur de la Manx en Angleterre chez Francis Beart pour une remise en état, une dépense considérable à l'époque.

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Les Années de Compétition et les Titres

L'année 1965 marque une étape importante, où ils sont reconnus comme les meilleurs français. Cependant, en raison d'un règlement spécifique, le titre ne peut être attribué, ce qui les prive d'une potentielle sixième couronne.

Les Défis Techniques et les Solutions Ingénieuses

Patrick évoque les difficultés rencontrées avec la Rallye, notamment les problèmes de démarrage et de ralenti. Après analyse, il découvre que les portées des pièces étaient défectueuses en raison de la mauvaise qualité des matériaux des années 50.

L'Importance de l'Équipe et des Préparatifs

Il se souvient des voyages pour chercher des primeurs à Marseille, des préparatifs minutieux avant chaque course et de l'odeur de l'huile de ricin qui l'imprégnait pendant une semaine. Le vilebrequin du side était refait toutes les quatre courses.

Les Souvenirs Marquants et les Anecdotes Savoureuses

Patrick partage des souvenirs précis des Rumi Formichino et des 125 et 250 « Mondial » d’usine. Il raconte des anecdotes amusantes, comme celle de la remise des prix à Perne les Fontaines, où les coureurs n'étaient pas conviés au bal et ont forcé l'entrée.

Les Rencontres avec les Champions

Il évoque sa rencontre avec l'ancien champion du monde C. Smith, qui leur a donné des conseils précieux. Il se souvient également de leur voyage à Bilbao, où Hillebrand, le champion du monde 1957 en side-car, s'était tué.

Départ de course de sidecars au circuit de Charade.

Les Péripéties et les Erreurs de Jeunesse

Il raconte comment il avait brûlé la jambe d'une personne avec la 175 Rallye de Bongiovanni et évoque une virée en moto organisée par Guy Bongiovanni pour rendre visite aux prostituées de la rue Mercière à Lyon.

Les Défis de la Compétition et l'Évolution du Matériel

La première course à Mettet en Belgique leur a fait réaliser que le Norton Manx ne valait plus rien face aux BMW RS. Sur la route pour Saragosse, Duhem lui avait laissé le volant, et une conduite un peu trop rapide avait failli mal tourner.

Les Leçons Apprises et les Choix Stratégiques

Dans la discussion, il m’avait dit aussi : « Rogliardo, lui, c’est un coureur ». Lors de la course de côte du Mont Ventoux de cette même année 1965, comptant pour le Championnat d’Europe de la Montagne, nous sommes allés, Duhem et moi, le samedi, reconnaître la montée à pied. « Ah bon ! Vraiment !

Les Anecdotes Techniques et les Réparations Improvisées

Il raconte comment ils ont vendu leur attelage et loué un moteur pour une course. Ils ont même pris la route de l'Allemagne chez Gusti, l'ancien mécanicien de BMW, pour réparer un moteur défectueux.

Les Hommages et les Réflexions

Patrick rend hommage à F. Camathias et à Deubel, soulignant l'importance de se souvenir des champions du passé. Il exprime sa gratitude envers Vivier Merle et Duhem, qui lui ont permis de vivre sa passion malgré ses moyens financiers limités.

L'Importance de la Chance et du Travail

Enfin, pour rester sur une note optimiste, je remercie la chance d’avoir connu Vivier Merle et Duhem car elle m’a permis de faire ce que j’aimais sans avoir les moyens financiers de le réaliser moi-même, même si je sais pertinemment que rien ne m’a été offert sur un plateau et que si j’ai été choisi, je le dois uniquement à ce que je leur ai apporté !

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