Le monde du cyclisme est rempli d'athlètes talentueux, et parmi eux, certains se distinguent par leur détermination et leurs performances exceptionnelles. Cet article met en lumière la carrière et le palmarès de Joel Gagne, un cycliste qui a marqué son époque.

Un Parcours Inspirant
En 2016, l’équipe de France cycliste était repartie des Jeux paralympiques de Rio avec une seule médaille, en bronze, décrochée par le Martiniquais Joël Jeannot sur la course en ligne sur route (catégorie H4).
Cinq ans plus tard, au Japon, le para cyclisme avait été « la » discipline phare de la délégation française : avec dix-huit médailles, dont cinq en or, il avait représenté 28 % des récompenses glanées par les Bleues et les Bleus à Tokyo.
Aux Jeux paralympiques de Paris, du 28 août au 8 septembre, l’ambition est de « faire encore mieux », prévient Laurent Thirionet, responsable de la performance au sein de l’équipe de France de cyclisme handisport.
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L’objectif ? « On aimerait franchir le cap des vingt médailles et, en rêvant un peu, aller même au-delà », avance-t-il, tout en ajoutant que la volonté est « surtout de finir à la première place au classement des nations, avec une dizaine de titres ».
S’il reconnaît que « c’est ambitieux », le double champion paralympique (poursuite individuelle en 2004, contre-la-montre sur route en 2008) considère toutefois que « c’est réaliste ».
« Nous avons les athlètes pour y parvenir », assure-t-il, mettant également en avant les récents résultats affichés au plan international. Dans les épreuves de cyclisme sur piste, en particulier.
Lors des derniers championnats du monde, du 20 au 24 mars à Rio, les Bleus ont remporté dix-neuf médailles, dont douze en or (cinq en argent et deux en bronze). Un bilan inédit.
Implication dans le Cyclisme Local
À la tête de l’UVMG depuis peu, Joël Korval a vécu son premier Tour de Marie-Galante en tant que président du club. Il connaît les défis à relever.
La 47e édition du Tour cycliste de Marie-Galante s'est achevée, ce dimanche 20 juillet, par la victoire de Benjamin Le Ny du CCD.
L'UVMG, club organisateur de l'événement a, depuis le mois de juin un nouveau président. Joël Korval a quitté son poste de directeur sportif pour se consacrer pleinement à ses nouvelles fonctions.
Car l'affirme-t-il, l’UVMG n’a pas dit son dernier mot. On s’appuie sur l’école de vélo. Le président évoque Keelian Cléonis, espoir du club, même s’il a mis sa carrière entre parenthèses cette saison pour raisons scolaires.
"Il va revenir l’année prochaine", promet-il. C’est un gamin (Job Rose) qui dégage quelque chose. Szymon Wosniak l’a vu et m’a dit qu’il allait faire de lui un champion.
Il va le faire travailler, parce que c’est comme ça qu’on peut sortir des champions : par le travail. Aujourd’hui, le dernier grand nom du club, Laury Lucinus, ne court plus, et la relève tarde quelque peu.
Joël Korval en est conscient : "L’équipe de l’UVMG est en construction. Cette année, dans la catégorie U15, on aura cinq gamins qui vont rentrer en compétition.
On a quand même un cadet qui a très bien marché : il a été champion sur route, vice-champion en contre-la-montre, il a gagné pas mal de courses... Après Keelian Cléonis, qui a fait le chemin inverse - vice-champion sur route et champion contre-la-montre - on sort Job Rose.
Ce n’est pas une priorité absolue d’avoir uniquement des Marie-Galantais dans l’équipe, parce qu’on aura toujours besoin d’apports extérieurs. Regardez les clubs qui marchent en Guadeloupe, ils n’ont pas que des Guadeloupéens.
Sur ce Tour de Marie-Galante 2025, le premier coureur de l'entente TVCCCBE/UVMG est Szymon Wosniak qui termine à la 6e place au classement général.
Autres Performances Notables
Joel Suter s’est surpris. La sociétaire de Bingoal-Wallonie Bruxelles a terminé 2e, ce mercredi, de la deuxième étape du Tour du Limousin et s’empare du même coup de la tête du classement général (voir classements).
“Je ne pensais pas que c’était possible aujourd’hui. Mes jambes n’étaient pas très bonnes au milieu de l’étape. Je ne l’espérais pas“, déclare-t-il au micro de DirectVelo.
Dans le final, cinq coureurs sont sortis : Fernando Gaviria (UAE Team Emirates), Alessandro Fedeli (Nippo Delko One Provence), Quentin Jaurégui et Geoffrey Bouchard (AG2R La Mondiale) ainsi que Michael Storer (Team Sunweb).
Le Suisse sort en contre du peloton à trois kilomètres de l'arrivée et rejoint rapidement le groupe de tête. Kévin Ledanois (Team Arkéa-Samsic) rentre, ensuite, à son tour.
À la flamme rouge, Suter s’extrait du groupe de sept échappés. “Ils ont arrêté de rouler, j’y suis allé“.
Mais Fernando Gaviria (UAE Team Emirates) revient dans sa roue. “J’ai continué mon effort même si je voyais qu’il attendait et qu’il ne me relayait pas.
“C’était clair qu’à la fin, il allait gagner. Je n’ai pas été assez fort pour y aller seul. Mais je suis content de cette 2e place, Gaviria est un grand nom".
Ce mardi, sur la première étape, il s'était déjà glissé dans une échappée à une cinquantaine de kilomètres de l’arrivée. Durant cette fugue, il a récolté trois secondes de bonification sur le dernier sprint intermédiaire.
J’ai juste essayé d’aller le plus vite possible à la fin".Le récent vice-Champion de Suisse Espoir du contre-la-montre tentera de garder son paletot ce jeudi sur la troisième étape.
“Ce sera dur. J’essaye de prendre les choses calmement, mais je ressentirai certainement un peu de pression demain (jeudi)". Après le Tour du Limousin, il se rendra au Championnat d’Europe Espoirs à Plouay.
“Ce sera un gros objectif.
Tour de la Manche
Disputée du jeudi 22 au dimanche 25 mai, la 60e édition du Tour de la Manche cycliste a vu la victoire finale du coureur normand Léandre Huck (VC Rouen 76).
La victoire de Léandre Huck sur le Tour de la Manche s’est dessinée vendredi 23 mai après-midi à l’issue d’une arrivée, pour le moins confuse, d’étape (90,2 km) à Barneville-Carteret, où le peloton avait posé ses valises pour la journée.

Parti à l’avant avec le britannique Adam Howell (Mucoff-SRCT-Stock), le coureur du VC Rouen était déclaré vainqueur ex aequo avec son compagnon d’échappée par les arbitres de l’épreuve, après une grosse chute survenue dans le peloton alors qu’il restait un tour du circuit final à parcourir.
Les deux hommes étaient gratifiés au général de leur avance de 28 secondes, ce qui permettait à Léandre Huck de prendre la tête au général, 9 secondes devant Artus Jaladeau (GSC Blagnac), vainqueur le matin même du contre-la-montre de 11 km disputé à Barneville-Carteret.
Avec deux étapes et plus de 300 km de course à disputer, le collectif du VC Rouen 76, dont certains coureurs ont été touchés dans la grosse chute de vendredi, s’attendait à un week-end difficile afin de contenir les assauts de leurs adversaires.
Samedi entre Saint-Jean-d’Elle et Sourdeval (165,6 km), Florentin Lecamus-Lambert, 5e, s’est glissé dans la bonne échappée qui s’est disputé la victoire.
Mais la victoire est revenue à Clément Guilbert du Moyon-Percy vélo-club, qui remporte sa toute première victoire en élite et sa deuxième en carrière.
Dimanche entre Donville-les-Bains et Granville (152,3 km), les coureurs de la formation seino-marine ont été contraints de mener la chasse derrière l’échappée de 19 coureurs partie au bout de 70 km.
« James est actuellement l’un des meilleurs sprinteurs dans l’hexagone, confie Antoine Lecarpentier, son directeur sportif. L’arrivée du Tour de la Manche à Granville, ce sont un peu nos Champs-Élysées à nous car on évolue sur nos terres manchoises. On avait vraiment coché cette étape depuis novembre.
En parler c’est bien, la gagner, c’est mieux. James Hartley vainqueur de la dernière étape du Tour de la Manche à Granville. Je n’ai pas eu peur de la présence d’Adam Howell dans l’échappée aujourd’hui. Je savais que j’avais une grosse équipe. Je ne compte pas m’arrêter là en gagnant le plus possible afin de passer au plus haut niveau ».
Un haut niveau auquel le VC Rouen 76, équipe continentale depuis cette année, se confronte en prenant part à de belles épreuves qui permettent à ses coureurs de progresser.
« Le Tour de la Manche est l’une des plus belles épreuves du calendrier français, se réjouit Jean-Philippe Yon, le directeur sportif. Nous avons aussi remporté ce dimanche L’Essor breton avec Jean-Louis Le Ny. La traditionnelle photo de famille finale du Tour de la Manche.
Rendez-vous désormais du jeudi 28 au dimanche 31 mai 2026 pour la 61e édition du Tour de la Manche.
Classement final du Tour de la Manche
- 1er, Léandre Huck (VC Rouen 76), les 587,3 km en 13 h 32'07''
- 2e, Artus Jaladeau (GSC Blagnac) à 9''
- 3e, Luca de Vincenzi (OCF Team Legend Wheels) à 11''
- 4e, Guillaume Adam (VC Rouen 76), à 15''
- 5e, Adam Howell (Mucoff-SRCT-Stock) à 36''
- 6e, Clément Petit (VC Rouen 76) à 36''
- 7e, Hugo Théot (Paris cycliste olympique) à 39''
- 8e, Joël Plamondon (Team Marni N Side), à 41''
- 9e, Hans Rullier (VC Pays de Loudéac), à 48''
- 10e, Florentin Lecamus-Lambert (VC Rouen 76), à 48''
Cyclo-cross de Saint-Wandrille-Rançon
Créé en souvenir et surtout sur les terres du regretté Gilbert Lahalle, le cyclo-cross de Saint-Wandrille-Rançon disputé le 1er décembre n’aurait pu voir le jour sans Joel Soudais, véritable cheville ouvrière de cette première édition.
Connu et reconnu comme un coureur généreux dans l’effort mais discret dans la vie, l’ancien coureur du VC Yvetot avait en 1978 réussi une saison exceptionnelle qui l’avait vu remporter le Tour de la Manche où il y ajoutait le contre-la-montre devant Daniel Leveau puis s’était classé cinquième et meilleur normand de la Route de France.
Mais il crevait lors du contre-la-montre du Tour de l’Avenir alors qu’il pouvait viser le top 5 et finira avec une bronchite. Puis il terminait la saison mieux encore qu’il ne l’avait commencé lors des contre-la-montre de fin de saison, sa spécialité.
Passer pro devient alors un objectif. « Mais il aurait fallu gagner » soupire t-il en constatant que le Britannique Graham Jones était retenu chez Peugeot et que Jean-Pierre Cabare avait pris la dernière place à La Redoute, une équipe avec qui il était en contact.
Tout comme Renault et Cyrille Guimard. Insuffisamment préparé à cette période, il ne donna pas suite à une offre tardive de Jean De Gribaldy en janvier 1979.
En 1979, il disputait sous les couleurs de l’équipe de France la Course de la Paix et remportait la première édition du Challenge du Pays de Caux avant de mettre l’année suivante les Trois Jours de Caen à son palmarès.
En 1981, il décrochait une deuxième victoire au Grand Prix de Luneray, terminant deuxième à Saint-Martin-de-Landelles derrière Marceau Pilon et bouclait sa saison associé à ce dernier lors de la Fléche d’Or (4e).
Pourtant bien décidé à ne pas donner de l’avenir à son passé, il décidait d’arrêter la compétition mais finalement le cyclisme ne quittera guère son univers.
Son passage au Salon du cycle à Paris lui apprend qu’un commerce de cycles est à vendre à Caudebec-en-Caux. Il le tiendra pendant 38 ans tout en assurant durant plusieurs années le dépannage des courses organisées par Promo-Dev.
Le championnat de France des masters ayant lieu l’an prochain dans la Manche , il a décidé de reprendre une licence. Le 1er décembre, il s’est totalement investi pour l’organisation de ce Souvenir Gilbert Lahalle sur un terrain ayant appartenu à l’ancien spécialiste normand et dont il est maintenant propriétaire .
Près de six mois de travail avec au programme élagage, terrassement et création d’un secteur présentant la création de plusieurs marches.
A l’époque où le spécialiste normand, onze fois champion de Normandie, 3e du championnat de France 1975 et classé aussi 7e et meilleur français du championnat du monde en Suisse, était dans ses meilleures années, Joel Soudais était son porteur de roues à l’occasion de cinq ou six championnats de France auquel il participera lui même, à Pontchâteau, en 1978 (abandon après une crevaison).
Il finira par être un adepte de la discipline avec plusieurs succès à son compteur, dont trois titres de champion de Seine-Maritime.
Joël Millard et le Tour de l'Avenir
Samedi, à 18 heures, le premier coureur du 50e Tour de l’Avenir s’élancera des arcades de Louhans à une vitesse élevée. Plus de 50 km/heure selon les spécialistes.
Le louhannais Joël Millard, 67 ans, ex-pro au milieu des années 70, a endossé sa tenue du VC Louhans et exécuté spécialement pour nous ce parcours de 5,3 km. Chronique d’un prologue annoncé pour gros rouleur.
Il est 9 heures ce mardi matin. Le temps est dégagé, parfait pour une séance de vélo. Le pas alerte, regard rieur, silhouette svelte, verbe facile, Joël Millard déboule dans les locaux de l’agence du journal. D’ici quelques minutes, il rejoindra les arcades louhannaises lieu de départ du prologue.
Nous l’accueillons avec un large sourire. Le coureur, qui a côtoyé en son temps, les plus prestigieux champions, Ocana, Thévenet, Merckx, doit nous livrer ses impressions, ses conseils d’ancien pro du vélo. Logique puisqu’il est à l’origine de l’épreuve.
« Ce prologue, c’est l’affaire d’un gros rouleur. Il devrait se gagner en moins de 7 minutes et à plus de 50 à l’heure » indique l’ancien de Jean de Gribaldy, Gitane et Flandria.
Il faudra évidemment un peu plus de temps à Joël pour atteindre la place de la Libération de Louhans où aura lieu l’arrivée samedi. Normal. La circulation étant autorisée, le vainqueur de la 15e étape du Tour du Portugal en 73 - sa plus belle victoire professionnelle selon lui - ne peut exploiter au maximum ses qualités que les années ont à peine écornées.
« Le début, sur les pavés, est compliqué. Il faudra être vigilant mais ce n’est que sur 500 mètres. Ensuite, on donne un ou deux coups de frein maximum, peut-être trois, pour le restant du parcours qui est très, très roulant. Les concurrents vont sûrement monter un 54x11 ou 12 ».
Dans la deuxième partie de la course, sur la ligne droite interminable venant de Lons, le vent peut toutefois jouer un rôle. Même si Millard minimise l’effet d’Eole. « Si c’est le vent du nord, ils vont l’avoir dans le dos pour rentrer. Si c’est celui du Sud, ils l’auront de trois quart face. Cela peut avoir une petite incidence mais je n’y crois pas trop » explique-t-il.
« Ils vont atteindre les 70 km/heure, le final devrait être impressionnant » s’exclame le natif de Mâcon, qui a débuté le vélo à 15 ans pour… réaliser un rêve. Celui de courir un jour le Tour de France. « Et j’en ai fait quatre dans ma carrière ! »
Qu’il terminera tous et jamais au-delà de la 36e position. « Ma meilleure place, c’était 28e en 1974 ! » L’année du cinquième et dernier sacre du cannibale belge, Eddy Merckx.
De retour aux locaux du JSL, Joël Millard a conservé son sourire. Aucun signe d’effort ne transpire sur son visage triangulaire. « Tout va bien. C’est un bon prologue, qui entre bien dans le cahier des charges demandé par l’UCI. Il fallait entre 3 et 6 bornes. À Louhans, c’est tout plat, bon, il y a cette petite partie de pavés, qui rappelle un peu celle du Nord mais sans plus.
Le gars qui va gagner samedi et qui inscrira le premier son nom au palmarès sera un gros rouleur, c’est certain » avoue-t-il sans concession.
« Il n’y aura pas d’énormes écarts samedi soir mais ce prologue est un super avant-goût de ce qui attend le peloton les jours suivants » reprend Joël Millard, qui ne souhaite qu’une seule chose. « Un grand et beau soleil ».
Près de 20 000 personnes sont en effet attendues à cette seule condition par les organisateurs.