Guillaume Martin et le Poids de Son Vélo : Un Facteur Déterminant au Tour de France

À l'issue d'un Tour de France 2024 durant lequel il n'a pas été à son aise, Guillaume Martin a mis en avant le fait que le matériel utilisé par son équipe Cofidis était trop lourd par rapport à celui de la concurrence.

Guillaume Martin a tout tenté lors des trois semaines du Tour de France, se mettant en quête d'une victoire d'étape, notamment sur son terrain de prédilection : la montagne. Sixième à l'occasion de la 17eme étape conclue à Superdévoluy, le natif de Paris n'a pas été en mesure d'atteindre son objectif.

Treizième du classement général à 44 minutes de Tadej Pogacar, le leader de l'équipe Cofidis s'est confié dans les colonnes du quotidien Le Monde, révélant un des éléments qui ne lui ont pas permis de donner la pleine mesure de son talent tout au long des trois semaines du Tour de France.

Le poids est-il important dans la recherche de performance sur le vélo ? | GCN TEST 3

Le Poids du Vélo : Un Handicap Majeur

Interrogé sur l'analyse des données de puissance tout au long de l'épreuve, Guillaume Martin a avoué qu'il n'était pas en mesure de le faire... en raison d'un vélo bien au-delà du poids minimum. « C'est impossible, car je n'ai pas de capteur de puissance, a affirmé le grimpeur tricolore. Nos vélos pèsent 7,7 kg, soit un kilo de plus que la limite autorisée. » L'absence de capteur de puissance sur sa machine a donc visé à limiter le handicap de poids par rapport à la concurrence alors que chaque gramme compte.

Martin : « Je n'ai pas voulu alourdir la machine avec les 200 grammes du compteur, ajoute Guillaume Martin. Cela n'a l'air de rien, mais on fait attention au poids sans arrêt dans la saison, à travers la nutrition notamment. »

S'il avait pu utiliser un vélo au poids minimum autorisé par l'Union Cycliste Internationale (UCI), c'est-à-dire pesant 6,8kg, le coureur de l'équipe Cofidis est certain qu'il aurait pu mieux jouer sa carte autant pour des victoires d'étape que pour une place au classement général, lui qui termine à quasiment un quart d'heure du Top 10.

« Si on poursuit avec les calculs, avec un vélo pesant un kilo de moins, je n'aurais pas basculé 45 secondes derrière le groupe Pogacar en haut de la Cime de la Bonette, mais au contact du groupe, a-t-il confié en se remémorant la 19eme étape. J'aurais pu prendre le temps de mieux m'alimenter, j'aurais également été plus serein. » Un constat qui devrait faire réfléchir l'équipe Cofidis et son équipementier.

Le coureur français de Cofidis Guillaume Martin a expliqué dimanche dans un entretien au « Monde » que les vélos de sa formation sont un kilo plus lourd que la limite autorisée, affirmant que ce poids supplémentaire a pu parfois jouer sur certaines ascensions.

Premier Français au classement général du Tour de France achevé dimanche par un contre-la-montre entre Monaco et Nice, Guillaume Martin a terminé 13e au classement général, à 43'49'' de Tadej Pogacar (UAE Emirates), vainqueur de sa troisième Grande Boucle.

L'Impact du Matériel sur la Performance

Le matériel a-t-il eu une influence sur la performance ? Dans un entretien accordé dimanche au Monde, le coureur de 31 ans a affirmé que les vélos de sa formation Cofidis sont un kilo plus lourd que la limite autorisée.

Répondant à la question « Analysez-vous vos données de puissance pendant le Tour ? », Martin répond : « C'est impossible, car je n'ai pas de capteur de puissance. Nos vélos pèsent 7,7 kg, soit 1 kg de plus que la limite autorisée. Je n'ai pas voulu alourdir la machine avec les 200 g du compteur. Cela n'a l'air de rien, mais on fait attention au poids sans arrêt dans la saison, à travers la nutrition notamment. »

« Si on poursuit avec les calculs, avec un vélo pesant un kilo de moins, je n'aurais pas basculé 45 secondes derrière le groupe Pogacar en haut de la Bonette(lors de la 19e étape), mais au contact du groupe. J'aurais pu prendre le temps de mieux m'alimenter, j'aurais également été plus serein », a-t-il commenté.

Ces propos de Guillaume Martin, « prononcés sous le coup de la fatigue » selon Le Monde, ont été retirés de l'entretien lundi et ne sont plus en ligne.

Guillaume Martin (13ème) a critiqué ouvertement le poids des vélos de Cofidis à roues Corima à 7.7 kgs, cela l'aurait handicapé en montagne.

Voilà donc un extrait des propos intéressants de G. Martin, dont on ne peut nier qu'il doit lui savoir de quoi il parle. "....il ne pouvait guère viser plus haut cette année.Et ce notamment en raison de son vélo, qui n’était pas équipé de capteur de puissance en montagne. La raison ? « Je n'ai pas de capteur de vitesse. Nos vélos pèsent 7,7kg soit 1kg de plus que la limite autorisée. Je n'ai pas voulu alourdir ma machine avec 200g de plus.

S’affranchir du capteur de puissance à ce niveau est une erreur selon moi. Après corima c’est pas de la merde non plus mais peut être sont ils pas au top lorsqu'il s’agit de sortir de bonne roues de montagne ?

Bien évidement que le poids n'a pas même impact sur le TDF et pour le cycliste du dimanche, notamment pour ceux ayant une bouée. Ensuite, c'est certains que le plaisir de rouler le dimanche ne dépend pas du poids du vélo, ni même des freins ou de la largeur des pneus. Mais la veille randonneuse de mon père est confortable tout en ne coutant rien.

1kg pour un sportif affuté de 55kg-70kg, c'est beaucoup. Qd tu passes des semaines, des mois, à gérer ton alimentation tout en t'entrainant, ça doit tout de même bien gonfler de se prendre X centaines de grammes de plus que les concurrents.

En vélo, il n'y a pas que le poids. Le rendement global dépend aussi du transfert de l'énergie, de l'efficacité du train roulant, de l'harmonie homme-machine. Ne parler que de poids, c'est ultra réducteur et simpliste.

La formation Cofidis a publié un communiqué en réaction aux propos de son leader Guillaume Martin, expliquant avoir roulé sans capteur de puissance sur le Tour de France en raison du poids de son vélo plus lourd que ceux de ses concurrents.

La formation Cofidis a réagi lundi aux critiques naissantes sur les vélos utilisés par les coureurs sur le Tour de France. Tout est parti d’une confession de Guillaume Martin, meilleur Français au classement général sur la Grande Boucle (13e à 43’49’’ de Tadej Pogacar) dans une interview au Monde. Interrogé sur ses données lors des étapes de montagne, le Normand avait révélé ne pas s’équiper d’un capteur de puissance pour ne pas charger son vélo plus lourd que ceux d’une bonne partie du peloton. "Nos vélos pèsent 7,7 kg, soit 1 kg de plus que la limite autorisée. Je n’ai pas voulu alourdir la machine avec les 200 g du compteur."

Réponse de l'Équipe Cofidis

Des propos qui ont provoqué de nombreuses réactions des observateurs… et fait grincer des dents l’équipe Cofidis qui estiment ces déclarations "interprétées à l’issue d’une étape éprouvante".

"Les vélos utilisés par l’ensemble des coureurs ont été conçus conjointement avec notre département performance et les bureaux d’études et de recherches de nos partenaires", se défend l’équipe. "Certains de nos coureurs ont participé activement à cette conception en apportant leur expertise et en faisant part de leur ressenti, pour offrir à l’équipe un matériel de haute technologie."

"Le poids des vélos est un sujet d'attention important, mais il n'est pas le seul facteur de performance."

"Le vélo utilisé par Guillaume Martin fait l'objet de choix d'équipements spécifiques pour ne pas dépasser les 7,4 kg, soit une mesure légèrement en dessous de la moyenne des vélos des meilleurs coureurs du peloton. Nos coureurs et coureuses bénéficient, avec les cadres LOOK 795 Blade RS, d'un matériel de pointe mis au point par les ingénieurs de nos partenaires, proposant un ratio rigidité/aérodynamisme/poids approuvé par nos coureurs depuis plus d'un an."

"Nous sommes convaincus que ces performances nous ont permis et nous permettront de rivaliser avec nos concurrents", ajoute le texte. "Nous avons d'ailleurs enchaîné plusieurs victoires sur le Tour de France 2023, la Vuelta 2023 ainsi que le Giro 2024 avec ce même vélo et venons de terminer une nouvelle fois avec le coureur français le mieux classé au général de cette édition 2024 du Tour de France.

La Nutrition : Un Élément Complémentaire

Dans le cadre d'une interview Youtube pour la Chaîne "En danseuse", Guillaume Martin est revenu sur de nombreux sujets comme l'entraînement, son arrivée à la Groupama-FDJ et le sujet épineux de la nutrition.

Difficile de l'imaginer quand on voit les brindilles Jonas Vingegaard, Remco Evenepoel, Tadej Pogacar, dont le poids oscille entre 60kg pour le Danois et 66 kg pour le Slovène, mais les cyclistes sont de gros mangeurs. Voire d'énormes mangeurs puisque les nutritionnistes estiment la dépense énergétique d'une grosse étape sur le Tour à 8.000 calories par jour. Soit quand même quatre fois plus qu'une personne sédentaire posée devant sa télé à regarder le Tour. Des coureurs qui finissent le Tour généralement encore plus décharnés qu'ils l'ont commencé.

Interrogé dans lors d'une interview (à vélo) diffusée par la chaîne Youtube En Danseuse, Guillaume Martin est revenu sur son premier Tour de France (en 2017, au sein de l'équipe Wanty-Groupe Gobert, il a à l'époque 24 ans) où il a connu une sacrée mésaventure : "J'étais trois kilos plus lourd à la fin qu'au début. Parce que tout simplement j'avais peur de ne pas manger assez, de l'hypoglycémie. Donc à chaque repas, je me resservais une petite plâtrée de pâtes en trop, et à la fin, j'étais moins performant, je n'avais plus faim." Une surcharge pondérale qu'il paye en fin de Tour. " Je sentais que j'étais fatigué, parce qu'il faut les digérer, il faut les porter dans chaque col!" Cela ne l'empêche pas de finir à la 3e place de la 8e étape et 23e du classement général final (5e meilleur jeune), mais qui le conduit à demander un suivi particulier pour la nutrition sur les courses à étape.

"Celui qui est performant sur un grand tour, c'est celui qui arrive à manger beaucoup pendant trois semaines""C'est une des composantes de la performance d'avoir le carburant nécessaire pour les efforts", reconnaît Guillaume Martin, qui ne s'interdit pas quelques entorses à unr régime trop strict. "Il faut être bien dans sa peau, et dans son corps pour performer, et ça signifier lâcher parfois sur certains points", explique-t-il un peu plus loin dans l'interview.

Comme l'avait rappelé Julien Louis, nutritionniste pour Décathlon AG2R-La Mondiale dans Grand Plateau, le podcast vélo de RMC, la nutrition a énormément évolué ces dernières années pour les coureurs du peloton World Tour, dont Guillaume Martin, et les fameuses "plâtrées de pâtes" dont parle le nouveau coureur de la Groupama-FDJ sont maintenant "dépassées". "Celui qui est performant sur un grand tour, c'est celui qui arrive à manger beaucoup pendant trois semaines", explique Julien Louis. Il faut avoir cette capacité à ingérer beaucoup d'aliments pendant trois semaines de manière régulière. Un coureur cycliste ne peut pas avoir un jour off où il se dit 'finalement non, aujourd'hui j'ai pas envie de manger'.

Tableau Récapitulatif : Poids et Performance

Facteur Impact
Poids du vélo (7.7 kg) Handicap en montagne, difficulté à suivre le groupe de tête
Absence de capteur de puissance Impossibilité d'analyser les données de performance en temps réel
Nutrition Essentielle pour l'énergie, mais doit être équilibrée pour éviter la surcharge pondérale

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