Sorti en 2002, le Burgman 125 était une référence avec 150 000 scooters vendus en Europe tout au long de sa carrière et quelques évolutions jusqu’en 2020, où euro5 a fini par le pousser vers la sortie. Mais un nom comme Burgman ne pouvait rester au placard, alors Suzuki a décidé de le faire revenir, sous une nouvelle forme, moins GT et plus urbain. En 2023, le Burgman se réinvente et il n’a plus grand-chose du scooter GT pour cadre supérieur. Très typé GT depuis son apparition, la nouveauté se réinvente au travers d’un scooter au style dynamique, compact, allégé de pas moins de 40 kilos (!) et… forcément de certaines fonctionnalités.
Le Suzuki Burgman Street 125EX est une version "light" du Burgman, qui conserve une identité visuelle et un look mature et distingué, visant les cadres pragmatiques cherchant à simplifier leurs trajets quotidiens.
Mais en devenant plus petit, il perd ce qui faisait le charme du GT : un engin valorisant, offrant une bonne protection contre les intempéries et surtout, il perd un vrai coffre qui désormais ne permet de mettre qu’un petit casque jet. On retrouve du Burgman, une identité visuelle, en tout cas un look mature et distingué qui vise les cadres pragmatiques cherchant à simplifier leurs trajets quotidiens.
Examinons de plus près ce scooter urbain, en analysant ses caractéristiques techniques, son comportement sur la route, et l'avis des utilisateurs.
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Caractéristiques Techniques du Suzuki Burgman Street 125EX
Le Suzuki Burgman Street 125EX est basé sur la même plateforme que l’Avenis et l’Address, ses frères de gammes, tous les trois conçus au départ pour le marché asiatique, comme en témoigne cette petite roue de 10 pouces à l’arrière, la présence d’un kick ou encore l’antivol mécanique sur la serrure, mais l’absence d’un ABS. Peu importe puisque la plateforme est déjà bien éprouvée, et s’est écoulée à plus de 5 millions d’unités en cinq ans à travers le monde.
Voici une fiche technique détaillée du Suzuki Burgman Street 125EX :
| Caractéristique | Description |
|---|---|
| Moteur | Monocylindre, refroidissement par air, Euro5 |
| Cylindrée | 125 cm3 (52,5 x 57,4 mm) |
| Puissance | 8,6 ch à 6 500 tr/min |
| Couple | 10 Nm à 5 500 tr/min |
| Embrayage | Centrifuge |
| Transmission | Variateur automatique CVT |
| Cadre | Acier tubulaire |
| Suspension avant | Fourche hydraulique standard non réglable |
| Suspension arrière | Amortisseur hydraulique réglable en précharge |
| Roue avant | 90/90-12 |
| Roue arrière | 100/80-10 |
| Frein avant | Simple disque 190 mm, freinage combiné CBS |
| Frein arrière | Tambour 130 mm |
| Poids tous pleins faits | 112 kg |
| Hauteur de selle | 780 mm |
| Réservoir | 5,5 L |
| Consommation annoncée | 1,9 L /100 km |
| Prix | À partir de 2 999 euros |
La selle est confortable et accueillante même en duo, les poignées de maintien pour le passager sont bien larges et le porte-paquet d’origine apportera une capacité d’emport bien venue pour faire ses courses. On appréciera malgré tout la place pour les jambes, même pour le mètre quatre-vingt-deux de l’essayeur. Le fond plat et le petit crochet permettront de placer un sac à dos ou un sac de courses. Deux espaces rangement sont disponibles en guise de boite à gants, dont une avec une trappe non verrouillable où l’on trouve un port USB 2A.
Si les plastiques sont basiques, la finition est ajustée et conforme au prix. La planche de bord LCD est simple et lisible, avec toutes les informations nécessaires dont la consommation instantanée et moyenne, une jauge de carburant et un rappel pour la vidange d’huile. Et ne cherchez pas le bluetooth, il n’y en a pas.

Expérience de Conduite et Maniabilité
Compact, ce nouveau Burgman Street 125EX ne fait que 1290 mm d’empattement et seulement 112 kg. Ce qui en fait un deux-roues vif et léger pour naviguer entre les voitures comme sur un vélo, et avec son grand angle de braquage qui permet de faire demi-tour sans forcer, il pourra vous sortir des situations difficiles sans trop d’inquiétude.
Si ses petites roues, 12 pouces à l’avant et de 10 pouces à l’arrière, ne sont pas très valorisantes, elles ne gâchent en rien le comportement du scooter. Les suspensions sont bien accordées, orientées confort, elles absorbent bien les dos d’ânes et les défauts de la route. Le petit Burgman est plutôt sain dans son comportement et il s’est montré stable à bonne vitesse lors de notre essai sur les routes départementales de la Chevreuse.
D’ailleurs, sa vitesse maximum flirt avec les 96 km/h sur le plat, de quoi lui permettre de prendre les voies rapides sans inquiétude. Mais cela le place en retrait de ses concurrents Yamaha Nmax et Honda PCX qui exploitent les 15 ch autorisés par la législation pour rester accessible en permis A1. Mais sur le Suzuki, le monocylindre de 124 cm³ ne sort que 8,6 ch et 10 Nm de couple, ce qui devrait quand même être suffisant dans un environnement urbain où la limitation à 30 km/h prédomine.
Aux feux rouges, les accélérations sont progressives, mais résolues. Suzuki a bien travaillé pour obtenir un moteur très doux et discret, qui sait se faire oublier, et l’ambiance feutrée atténue encore un peu la sensation réelle de vitesse, mais ce petit Burgman ne s’adresse pas aux fous du guidon, plutôt à l’utilisateur qui veut faire simple et naviguer malin en ville.
La technologie SEP (Suzuki Eco Performance) alpha permet de rendre ce Burgman frugal, avec une consommation d’à peine 2 L/100km, un atout par les temps qui courent. Du coup, le réservoir n’est que de 5,5 L, mais l’autonomie dépasse les 250 km, de quoi oublier d’aller à la pompe. Le Burgman utilise aussi un système start and stop (AESS) qui permet de réduire sa consommation et qui est déconnectable pour être plus réactif au démarrage.
Le freinage est bien proportionné, même avec un bon vieux frein tambour de 130 mm à l’arrière et le système combiné, arrière vers avant (CBS), en lieu et place de l’ABS permettra de bien stopper le scooter sans bloquer la direction avec le simple disque de 190 mm devant. Il se montre plutôt confortable à utiliser, mais on restera vigilant sous la pluie à ne pas prendre les leviers à pleine main, au risque de perdre l'avant en voulant freiner de l'arrière.

Avis des Propriétaires et Utilisateurs
De nombreux propriétaires de Suzuki Burgman 125 expriment leur satisfaction quant à la fiabilité et la praticité de ce scooter. Voici quelques retours d'expérience:
- Fiabilité et entretien: Plusieurs utilisateurs soulignent la fiabilité du Burgman, avec un entretien régulier tous les 4000 km.
- Maniabilité: La maniabilité est un point fort, particulièrement apprécié en milieu urbain.
- Confort: L'assise basse et le confort général sont souvent mentionnés comme des atouts majeurs.
- Capacité de rangement: Le volume du coffre, pouvant accueillir jusqu'à deux casques, est un avantage indéniable.
- Consommation: La consommation est généralement faible, autour de 3L au 100 km, ce qui est économique pour les trajets quotidiens.
Toutefois, certains utilisateurs notent des points faibles :
- La suspension peut être un peu ferme.
- Le scooter peut être un peu large pour se faufiler dans les embouteillages parisiens.
- Le réamorçage peut être nécessaire si le scooter n'est pas utilisé pendant plus d'un mois.
Comparaison avec la Concurrence
Face à une concurrence féroce, le Suzuki Burgman 125 doit se démarquer. Voici une comparaison avec quelques concurrents clés :
- Yamaha X-Max 125: Plus sportif et plus puissant, le X-Max offre une meilleure protection et des performances supérieures sur voies rapides.
- Honda PCX 125: Le PCX est réputé pour son design moderne, sa technologie avancée et sa consommation très faible.
- Peugeot Satelis 125: Le Satelis est un scooter GT confortable, offrant une bonne capacité d'emport et une protection efficace.
Conclusion
Très raisonnable, le Burgman perd de son charisme de GT, mais sera une solution économique pour ceux qui n’ont que de la ville à faire et qui ont un tout petit budget avec un tarif qui démarre à 2 999 euros. Dans la gamme 125, l’Avenis s’adresse au jeune avec un look plus moderne, du fluo. Alors que l’Address, se veut plus Européen, vintage, façon Vespa. Les deux se montrent un peu plus toniques dans les accélérations, le reste sera une question de goût. Le Burgman Street 125EX fait le pari d’une consommation réduite pour s’accorder au mieux aux centres-villes encore libres du joug écolo-triste.
Le Burgman 125 se réinvente et il n’a plus grand-chose du scooter GT pour cadre supérieur. Le Burgman conserve également ce qui a toujours fait son point fort : sa très bonne capacité d’emport. Le Burgman offre également de plus spacieux espaces de rangement dans le tablier, le boîte à gant (verrouillable) occupant toute la largeur.