Suippes, commune marnaise de 3850 habitants, se distingue par un cadre de vie agréable, des services complets et une riche histoire liée à la Première Guerre mondiale. Située à proximité de Reims et Châlons-en-Champagne, elle bénéficie de la présence d’un des plus grands camps militaires de France, moteur économique pour la région.
Entre le dynamisme de l’Association des Parents d’Élèves et l’histoire de La Pédale Suippase, club cycliste créé en 1953, les événements rythment la vie locale : carnaval, 14 juillet, courses cyclistes ou encore lotos.
Près de 430 personnes ont enfourché leur vélo ce week-end pour profiter de plusieurs parcours au sein des camps militaires de Mourmelon-le-Grand, samedi 26 juillet, et Suippes, dimanche 27 juillet. Cet événement accueille des sportifs, des promeneurs à vélo et… des enfants. Plusieurs participants ont enfourché leur monture électrique, route ou VTT.
Sur un parcours parfois différent des cyclosportifs, les cyclotouristes ont arpenté les camps sur des distances de 10, 25, 35 ou 70 kilomètres. « C’est un parcours tout trouvé et de qualité », commente l’organisateur Eddy Colmart.
L’un des motards, ancien cycliste professionnel, parie que ces courses dans les camps vont devenir la norme face aux restrictions de circulation sur les départementales. Si c’est le cas, La Militaire aura un temps d’avance. La famille Colmart organise cet événement depuis 1981 avec une interruption entre 1998 et 2013.
Environ 70 coureurs ont pris le départ de la cyclosportive dimanche matin. Les participants avaient le choix de faire un tour de 50 kilomètres, ou deux. Jérôme Feck a choisi la première option.
Le triathlète Romain Alavoine a animé la dernière partie de course avec une échappée avant d’être rattrapé par ses poursuivants. Les parcours dans les camps de Mourmelon et Suippes offrent des côtes qui font rougir les cuisses des cyclistes.
La course est peu visible du public puisqu’elle se déroule dans les camps mais les participants voient du paysage défiler, à toute vitesse, comme ici avec l’ossuaire de Navarin.
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Le Centre d'Interprétation Marne 14-18: Une immersion dans l'histoire
À l’entrée du Centre d’interprétation Marne 14-18 de Suippes (Marne), son casque Adrian vissé sur la tête (casque militaire équipant les troupes françaises pendant la Première Guerre mondiale), un soldat s’anime. Il lance la mission : « Vous disposez de 60 minutes pour sauver les hommes du Bataillon Perdu. Faites preuve de logique, de rapidité et de sang-froid. » L’introduction met immédiatement les visiteurs dans le grand bain.
Tablette en main et chrono en marche, les joueurs peuvent commencer la partie. L’univers d’une BD se déroule sur l’écran et l’intrigue se dévoile : il faut récolter un maximum d’indices pour retrouver des soldats en danger.
« Ce scénario est tout droit sorti de notre imagination et colle parfaitement à une réalité historique de la Grande Guerre. Les joueurs ont pour objectif de prévenir un bataillon d’une attaque imminente », dévoile Sarah Caremelle, responsable du Centre d’Interprétation.
Derrière ce Serious game, l’objectif du Centre d’Interprétation est de renouveler son offre et d’attirer un nouveau public : plus jeune. C’est la société spécialisée Habile Bill, basée à Strasbourg (Bas-Rhin), qui a été chargée de concevoir ce jeu immersif. Elle a imaginé tout un univers graphique et une scénographie.
À l’image d’un Escape game, les joueurs ont 60 minutes pour résoudre des énigmes et déchiffrer des codes secrets. « Toutes les réponses sont dans nos espaces d’exposition. Il faut observer, s’orienter dans nos trois salles et dénicher des QR code ou des photos. Puis scanner ces indices à l’aide de la tablette. »
Pour l’heure, deux créneaux sont dédiés à cette nouvelle attraction, les mercredis et samedis. Au total quatre tablettes sont mises à disposition, avec un maximum de trois joueurs par outil numérique. « On a voulu vraiment proposer un créneau dédié aux gamers dans nos 600 m2 pour ne pas gêner nos autres visiteurs.
Moderne et interactif, il plonge les visiteurs dans la vie des soldats et des civils, avec des films et des reconstitutions. Une visite poignante qui attire touristes et écoles, contribuant à l’économie locale.
L’histoire de ce village marnais, marqué par la guerre et l’agriculture, reflète la résilience de ses habitants.
La Main de Massiges, site de mémoire de la Première Guerre mondiale, invite à revivre l'intensité des combats. Ses tranchées restaurées et ses commémorations perpétuent le souvenir des soldats.
Retrouver un ancêtre ou l'histoire de sa maison, retracer la vie d'un personnage célèbre ou le déroulement d'un événements, étudier le passé..., les possibilités de recherches sont très nombreuses dans les archives.
Pour valoriser les 4 000 km linéaires d'archives conservées en France, les archivistes réalisent des publications, des expositions et beaucoup d'autres activités culturelles et éducatives, tandis que les historiens exploitent les documents pour leurs travaux.
Produites par les organismes publics et par les organismes privés chargés d'une mission de service public, les archives publiques obéissent à des règles spécifiques de collecte, de traitement, de conservation et d'accès.
Cette rubrique présente les questions professionnelles, qui vont de la gestion des archives au sein des organismes producteurs jusqu'à leur communication aux publics, leur diffusion sur Internet et leur réutilisation.

Gastronomie et convivialité
Le village est également réputé pour ses bonnes adresses, comme Le Souma Soppia, bar-restaurant à Somme-Suippes, où l’on déguste des plats traditionnels comme le pâté-croûte. Côté innovation, La Fabrique de Charley propose burgers, pizzas et distributeurs automatiques accessibles à toute heure.