La saison des sports d'hiver est là, et c’est le moment idéal pour profiter des joies de la glisse. Si vous avez une trottinette et une paire de skis inutilisés, pourquoi ne pas les transformer en une trottinette des neiges ? Ce tutoriel vous guide à travers les étapes simples pour créer votre propre snowscoot.
Fabriquer un scooter électrique (avec le plus possible de DIY)
Matériel nécessaire
- Une trottinette ou trottinette électrique usagée
- Des skis (de préférence une vieille paire)
- Des morceaux de métal
- Écrous et boulons
- Une scie à métaux
- Une perceuse
- Un couteau
- Une clé
- Un marteau
- Un étau

Étape 1 : Préparation des skis
Pour déterminer la bonne longueur de chacun des skis, mettez-les à côté de la trottinette et prenez les mesures. Coupez le ski avant à environ 55 cm de la pointe, et le ski arrière à environ 60 cm de la pointe. Les fixations se feront à environ 33 cm de la pointe pour les deux skis.
Le but est de conserver un maximum de surface, tout en essayant de rendre l’engin facilement manœuvrable. Si les skis sont coupés trop courts, il n’y aura pas assez de surface et le snowscoot risquera de s’enfoncer dans la poudreuse. Si les skis sont trop longs, le snowscoot sera difficile à diriger.

Étape 2 : Montage des skis sur la trottinette
Pour commencer, retirez les roues de votre trottinette. Pour ce faire, utilisez une clé Allen (hexagonale) et dévissez les boulons.
Pour monter les skis sur le snowscoot, il vous faudra plier des morceaux d’aluminium afin de créer les pattes de fixation. Utilisez un marteau et un étau pour cela. Quand vous avez terminé les fixations, placez-les sur le ski et pointez sur le ski l’endroit où vous allez faire les trous.
Pour que le scooter glisse bien, il vous faudra « cacher » le boulon à l’intérieur du ski, de façon à ce qu’il ne sorte pas.
Vous êtes désormais prêt à attacher les skis à la trottinette. Vissez les deux petites pièces métalliques au ski comme indiqué dans les images ci-dessous. Il vous faudra trouver une sorte de grosse rondelle pour les espacer, à vous de voir ce que vous avez sous la main. Peu importe ce que vous choisissez, l’essentiel est que ça fonctionne.
Ensuite, placez la visse et serrez-la ! Vous pouvez alors ajouter la pièce métallique qui va venir recouvrir la vis. Placez-la dans l’axe du ski, au-dessus de l’autre pièce métallique et vissez-la au ski.
Ensuite, répétez l’opération pour l’autre ski.
Étape 3 : Personnalisation et finitions
En effet lorsque vous transformez votre trottinette, la couvre deck améliore l'adhérence de vos pieds sur la trottinette. Il vous suffit d'installer le couvre deck en néoprène sur le plateau de la trottinette.
Si vous avez besoin d'aide pour le socle pour les pieds, pour que sa ne glisse pas, ou que votre potence tourne un peut dans le vide, donc sa se desaxe vite, et c'est chiant, n'hésitez pas à demander conseil.

Conseils de sécurité et équipements recommandés
Avant chaque utilisation, vérifiez l'état général du produit SNOW-PAD. Assurez-vous qu'il n'y a pas d'obstacles, humains ou autres, sur le terrain de pratique.
Nous conseillons de porter :
- Un casque de ski pour profiter en sécurité.
- Un masque : Il protège les yeux des UV, permet de garder bonne visibilité quand on prend un peu de vitesse.
- Des gants : pour garder ses mains au chaud et au sec.
Le Snowscoot : une alternative amusante
Le snowscoot est un sport d’hiver qui se pratique sur une sorte de trottinette des neiges, à mi-chemin entre le vélo et le snowboard. L’engin est composé de deux planches indépendantes (les boards), d’une fourche, d’un cadre (en acier, aluminium, titane ou carbone) et d’un guidon.
Il se pratique donc sur des pistes enneigées et se manoeuvre à l’aide du guidon. La planche arrière, plus étroite qu’à l’avant, est fixée au cadre, lui-même attaché à la fourche. Une corde (ou leash, ça ressemble à ça) à attacher à la cheville permet de ne pas perdre le snowscoot en cas de chute.
Qui a inventé le snowscoot ?
C’est Frank Petoud, professionnel de BMX, qui a imaginé cet engin de glisse en 1991. Il souhaitait en effet retrouver les sensations du BMX sur un terrain enneigé. C’est lui qui a déposé le brevet et le nom « snowscoot » dans une grande partie du monde.
Le snowscoot est-il facile à maîtriser ?
Pour prendre la main et apprendre les bases du snowscoot, 2 heures de cours sont suffisantes. Même ceux qui ne sont pas de grands sportifs peuvent aisément apprendre à glisser et à s’amuser avec le snowscoot. Celui-ci s’adresse à tous les publics, des plus jeunes (dès le primaire) aux plus vieux, hommes ou femmes.
Le premier avantage est que le snowscoot se manoeuvre avec un guidon, ce qui assure un meilleur équilibre au haut du corps. Autre avantage, vous pouvez pousser sortir un pied de l’engin et pousser avec celui-ci, à la manière d’une trottinette, pour reprendre de la vitesse, par exemple en montée.
Il est également assez facile de négocier les virages. Avec le snowscoot, en revanche, le changement de direction dans le virage s’effectue avec les mains (le guidon) et le transfert de poids avec les pieds.
Comment s’arrêter avec un snowscoot ?
Le snowscoot n’a pas de freins, il ne faut donc pas avoir peur de la vitesse ! Les pilotes de snowscoot font la même chose, ils tournent et s’arrêtent en inclinant l’extérieur du ski et en se plaçant perpendiculaire à la piste.
Les snowscoots, comme les skis, sont affublés de carres (partie métallique sur la semelle) qui viennent entailler la neige dans les virages.
Et les remontées mécaniques ?
Les pilotes de snowscoot n’ont rien de spécial à faire lorsqu’ils se présentent aux remontées mécaniques, que ce soit un tir fesses, un télésiège ou un téléphérique. Ils peuvent s’assoir sur le télésiège tout en gardant les mains sur le snowscoot et un pied bien calé dans la sangle du patin arrière ou « foot strap ».
Quelles chaussures porter ?
Vous pouvez porter n’importe quelle sorte de bottes d’hiver, telles que des boots de snowboard, des après-ski ou même des chaussures de randonnée suffisamment imperméables. Pour ce qui est de la combinaison, la même tenue que pour le ski ou le snowboard fera parfaitement l’affaire.
Quel snowscoot choisir ?
Les snowscoots rigides, fidèles au snowscoot d’origine, sont les modèles les plus répandus à l’heure actuelle. Les cadres peuvent être en alu, en CroMo, en acier ou en titane. Ils sont plutôt destinés à une pratique de type « freestyle ». Leur poids varie de 8 à 11 kg.
Les snowscoots suspendus sont destinés à ceux qui recherchent avant tout de la vitesse. Disposant de suspensions au niveau de la fourche, d’un amortissement central et d’un amortissement sous les pieds, ils sont conçus pour permettre la pratique du hors piste en mode « freeride » et procurent des sensations plus proches du VTT que les modèles rigides. Ils sont légèrement plus lourds mais aussi plus maniables.
Avec un peu de créativité et de savoir-faire, vous pouvez transformer une simple trottinette et des skis inutilisés en un engin de glisse hivernal unique et amusant. Alors, lancez-vous et profitez des joies de la neige !