Rouler de nuit est une expérience particulière, surtout en hiver lorsque les jours raccourcissent. Un bon éclairage est indispensable pour profiter pleinement de ses sorties en enduro. Cet article présente un test comparatif de plusieurs lampes de casque et plaques phares pour vous aider à choisir l'équipement adapté à vos besoins.

K-Lamp : L'éclairage français à l'honneur
K-Lamp, marque française basée dans le Béarn, est spécialisée dans l'éclairage. Initialement une boutique en ligne, la société conçoit désormais ses propres produits, notamment pour l'éclairage de vitrines. L'idée d'allier ses deux passions est venue à l'homme à la tête de K-Lamp, pratiquant assidu de VTT, en créant une vaste gamme de lampes pour les pratiques outdoor, VTT, trail ou ski par exemple.
K-Lamp EXR 1600 : La polyvalence à portée de main
La très polyvalente EXR 1600 est le produit d'appel de la gamme K-Lamp, avec un tarif qui commence à 94,90 € batterie et accessoires compris. Elle utilise des LEDs haut de gamme comme les autres lampes, mais ce sont des modèles un peu plus anciens, deux Cree XML2 U2 (température de couleur 5000K) pour être précis. Toute petite, très légère (seulement 70 g pour la lampe seule, 10 g de moins qu'annoncé) et programmable (les 3 modes peuvent être ajustés séparément entre 10 % et 100 % d'intensité lumineuse), c'est une lampe à tout faire par excellence, utilisable aussi bien en trail, en randonnée ou en ski qu'en vélo. Sur le papier et pour peu que le faisceau soit bien conçu, 1600 lumen de puissance maximale est déjà largement suffisant pour se faire plaisir la nuit.
K-Lamp EXM 3400 : La puissance brute pour l'enduro engagé
Développée à l'origine pour l'enduro moto, l'EXM 3400 est aussi parfaite pour l'enduro vélo et toutes les pratiques engagées, où on a besoin de beaucoup de puissance sur des durées relativement brèves (une vingtaine de minutes maximum). Oui, 3400 lumen de puissance maximale, c'est très sérieux et comme on le verra plus tard sur le terrain, c'est assez impressionnant. Le faisceau, fourni par trois LEDs Cree XHP50-2 (température de couleur 5000-5300K), est annoncé comme à la fois large et profond grâce à deux optiques différentes : longue portée de chaque côté et plus diffusant pour la LED centrale. Contrairement à la 1600, chaque LED est ici dissociée des autres et dispose de son propre circuit. Si l'une d'elle coupe pour une raison quelconque, les autres continueront de fonctionner. Une casquette réfléchissante (et réversible, en cas de montage à l'envers sous une visière) permet de récupérer le flux lumineux « perdu » vers le haut et de le rediriger vers l'avant et le bas, de façon à améliorer encore la qualité du faisceau.
L'EXM 3400 dispose de « 3+1 » modes, non programmables : 1000 lumens - 2300 lumens - 3400 lumens et un « éco » de 300 lumens accessible en appuyant pendant une seconde sur le bouton multifonction. Le tarif est logiquement plus élevé que l'EXR 1600 mais au regard de la différence de puissance, l'écart n'est pas si important : à partir de 154,90 € avec batterie et accessoires. Le poids est en revanche un peu plus élevé, puisque nous avons pesé cette lampe à 110 g (pour 96 g annoncés).
K-Lamp a fait le choix de batteries déportées, ce qui a l'inconvénient d'ajouter un câble mais permet en revanche d'avoir des lampes très légères et de choisir sa batterie selon ses besoins. K-Lamp travaille principalement avec Samsung dans ce domaine et propose plusieurs capacités. L'EXR 1600 peut être ainsi achetée avec une 3500 mAh, une 5200 mAh, une 7000 mAh ou une 10 500 mAh. Vis-à-vis des modèles que nous avons testé, K-Lamp a modifié les connecteurs qui relient le câble de la batterie et celui de la lampe. De clipsés sur nos batteries (un clip assez dur et franc qui inspire déjà confiance), ils deviennent vissés sur les nouveaux modèles pour sécuriser encore mieux la connexion.
Le montage des lampes se fait par le biais d'une patte type GoPro. Un choix pratique et bien vu, car cette patte est ce qui s'approche le plus d'un « standard » de fixation pour les accessoires de ce type. K-Lamp dispose par ailleurs d'une vaste gamme de socles qui permettent de fixer les lampes presque n'importe où : bandeau pour l'utiliser en frontale, support « universel » à sangles pour casque de vélo, embases à coller, support pour cintre et le support capot de potence.
Avant de partir sur le terrain, il faut bien penser à charger ses batteries. En effet, elles ne sont pas stockées chargées pour éviter de dégrader leurs performances et une charge est nécessaire avant de les connecter à une lampe pour la première fois. On commence par la 1600, montée sur le casque (et non sur la potence comme lors de notre séance photo). Son faisceau est d'une couleur assez chaude, légèrement jaune, ce qui donne un rendu assez naturel. K-Lamp nous explique par ailleurs que cela améliore la perception des couleurs et entraîne moins de fatigue oculaire que des lumières plus blanches, un bon point lorsqu'on reste longtemps dehors.
Au tour maintenant de la 3400. On s'en doutait vu le chiffre sans trop savoir réellement à quoi s'attendre sur le terrain mais elle ridiculise complètement la 1600, pourtant tout à fait utilisable seule. Entre sa lumière un peu plus blanche et la largeur ainsi que la profondeur de son faisceau, l'impression de puissance brute est saisissante.
Avec son autonomie réduite, la dernier niveau est à réserver aux descentes. Lorsqu'on demande autant de puissance à la lampe, la chaleur monte vite à l'intérieur du boîtier et à l'arrêt ou en montée, la protection contre la surchauffe se déclenche très vite, en quelques minutes seulement par temps frais (5-10 °C). Le vent lié à la vitesse de déplacement en descente est donc nécessaire pour refroidir tout ce petit monde.
Il y a un minuscule délai entre la pression et le changement de mode au niveau de la lampe mais c'est suffisant pour que, si on appuie deux ou trois fois de manière trop rapprochée, on fasse saturer le mécanisme et rien ne se passe. Heureusement, il s'agit là d'un point de détail, sur une option « de confort » mais loin d'être nécessaire pour utiliser ces lampes.

DENALI : L'éclairage additionnel à LEDs
DENALI est un équipementier nord-américain spécialisé dans l'éclairage additionnel à LEDs. Les divers modules conçus avec leurs supports de montage sont proposés sous forme de modules compacts offrant une puissance d'éclairage très importante compte tenu de leurs tailles.
DENALI D2 2.0 LED TriOptic
Le kit d'éclairages DENALI D2 2.0 LED TriOptic avec la technologie DataDim produit une quantité de lumière importante dans un boîtier très compact. Dans son boîtier compact en aluminium, l'éclairage D2 est sûrement le phare le plus polyvalent disponible de la gamme. Il est assez puissant pour être le feu de route « principal ». Une autre nouveauté de la génération 2.0 est le système de lentilles TriOptic. Chaque éclairage est livré avec des lentilles spots (pré-installées) et flood (fournies). Les lentilles spot produisent un faisceau d'une grande distance tandis que les lentilles flood apportent une plus grande dispersion de la lumière proche de la moto.
DENALI DM 2.0 LED TriOptic
Le kit d'éclairage DENALI DM 2.0 LED TriOptic avec la technologie DataDim maximise la visibilité et utilise un boîtier extrêmement résistant, efficace, compact et très puissant. Le phare DM est principalement conçu pour augmenter sa visibilité pour les autres conducteurs tout en fournissant également une amélioration de l'éclairage par rapport au phare d'origine de la moto.
DENALI DR1 2.0 LED TriOptic
Le kit d'éclairage DENALI DR1 2.0 LED TriOptic avec technologie DataDim est le choix idéal pour un usage aventure ou sportif dès lors que l'on recherche la visibilité maximale. Avec une puissante LED de 10 watts et un grand réflecteur, le DENALI DR1 projette un faisceau puissant de 300m.
DENALI D4 2.0 LED TriOptic
Le kit d'éclairage DENALI D4 2.0 LED TriOptic avec la technologie DataDim est parmi les éclairages auxiliaires les plus puissants sur le marché, grâce à quatre LEDs d'une forte puissance, il est possible d'identifier les obstacles jusqu'à 240m sur la route et sur une bande de 33m de large. L'éclairage D4 utilise des ailettes de refroidissement intégrées pour dissiper efficacement la chaleur et maximiser le rendement lumineux.




Plaque phare Acerbis : Un excellent rapport qualité/prix
La plaque phare Acerbis possède l'un des meilleurs rapports puissance d'éclairage/prix du marché, avec 4 000 lumens pour à peine plus de 100 €. La conception est simple avec un carré composé de 16 diodes identiques et des fixations en acier pour s'adapter à la plaque phare d'origine. Le montage est des plus simple avec la visserie fournie. Il y a même un plastique de plaque-phare identique à celui d'origine fourni. Ici, pas de réglage de hauteur (ou alors il faut bricoler un peu), mais le faisceau ultra diffusant que ce soit en hauteur ou sur les côtés ne nécessite pas de réglage très précis. La portée est moins profonde que sur l'Oxylight, qui est surement l'un des meilleurs phares haut de gamme de la production, mais l'éclairage est suffisant pour un usage randonnée ou enduro extrême.
La diffusion de la lumière offre un bon éclairage sur environ 100 mètres ce qui permet de rouler à des vitesses raisonnables en y voyant clair. De plus, la forme du faisceau permet d'illuminer les obstacles et les côtés, ce qui limite les zones d'ombre même devant une montée. Avec sa puissance de 36W et son prix raisonnable, la plaque phare Acerbis fait le job tant qu'on ne roule pas trop vite.

Oxylight 80 W : Pour une visibilité maximale
Avec le phare Oxylight 80 W, on entre dans une autre dimension. Sa puissance de 80 W offre un faisceau puissant, très lumineux et profond. Devant, tout s'illumine comme en plein jour. Même sur les grands chemins rapides, on peut garder un rythme soutenu tout en anticipant parfaitement les obstacles. Le faisceau porte à plus de 200 m et la luminosité qu'il apporte est impressionnante. Le faisceau possède une forte intensité au milieu, ce qui permet de parfaitement voir les obstacles situés entre 10 et 50 m, tout illuminant jusqu'à 200 m devant. Sa hauteur de faisceau importante permet de toujours bien voir le terrain sur les freinages et dans les grimpettes, même les plus pentues.
Le montage se fait en moins de 10 minutes en lieu et place de l'optique d'origine. La qualité est au rendez-vous avec une construction en aluminium et une étanchéité à l'immersion de 2,5 m, largement supérieure à celle de la moto. L'optique possède une lentille en polycarbonate remplaçable en cas de casse et un réglage de la hauteur permet d'ajuster au mieux le faisceau à l'assiette de sa moto. Par contre, sa puissance importante ne permet pas un usage sur la route avec un éblouissement important, à moins d'opter pour l'option qui permet d'abaisser la puissance à 20 W. Ce phare colle parfaitement à une utilisation randonnée ou enduro et nous paraît moins adapté à un usage pur enduro extrême.
Lorsqu'on roule à des vitesses faibles, l'alternateur ne délivre pas sa pleine puissance et la consommation électrique peut être trop importante (redémarrages nombreux et ventilateur en marche) à moins d'opter pour la réduction de la puissance à 20W.
Conclusion
Le choix de votre éclairage dépendra de votre budget et de l'utilisation que vous en ferez. Les lampes K-Lamp offrent un excellent compromis entre puissance, autonomie et prix, tandis que les éclairages DENALI sont parfaits pour ceux qui recherchent une visibilité maximale. La plaque phare Acerbis est une option économique pour un usage randonnée ou enduro extrême, et le phare Oxylight 80 W est idéal pour les sorties nocturnes à haute vitesse.